Photographie- Actualité - Reportage article journalistique et de reportage photo

Lorsque la pluie tombe sur l’Afrique, les bords des maisons s’habillent de bassines et autres récipients en plastique. Etrange rituel lorsque l’on sait qu’il y a à peine cinquante ans (soixante peut-être suivant les régions), les Africains d’Ouganda, de Tanzanie où d’ailleurs ne connaissaient que la terre cuite pour leurs récipients.


Lorsqu’il devra se laver, et qu’il verra la quantité d’eau qui lui est offerte par ses hôtes (une quantité déjà bien supérieure à celle que ses hôtes utilisent pour eux-mêmes bien entendu), il se rendra vite compte du caractère précieux de ce liquide. Il comptera alors le nombre de bassines qu’il faudra pour ne pas en gâcher. En plus du contenant principal, il lui en faudra au moins deux autres. L’un servant à récupérer l’eau qu’il se verse dessus avec l’autre. Il pourra ainsi la réutiliser.


Le plastique a aussi amené un grand changement du rôle des enfants dans la société rurale africaine. Du temps où la terre cuite dominait, les récipients étaient beaucoup trop lourds pour que des enfants de moins de 12 ou 13 ans puissent les porter.

Aller chercher l’eau, souvent loin, était donc une tâche de plus dévolue aux femmes. Tôt le matin, avant de s’atteler à la cuisine et au travail des champs, les femmes se rendaient au puit ou à la rivière pour chercher le précieux liquide. Désormais, les puits sont plus nombreux, et surtout ce sont les enfants qui accourent de tous les villages alentours pour chercher de l’eau.
