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Photographie- Actualité - Reportage article journalistique et de reportage photo

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Huile de Palme

 

 Fabrication d'huile de palme en Tanzanie


Les quatres femmes plaisantent entre elles. En swahili, pour que le visiteur, elles disent "Karibu", bienvenue. En haya, parcequ'il répond avec un drôle d'accent, elles se demandent d'où ils vient et elle rient. Elles sont réunies pour fabriquer de l'huile de palme, un des rares produits qui permettent d'apporter un peu de variété dans la nourriture des habitants de la Kagera, dans le Nord Ouest de la Tanzanie.
L'odeur âcre des fruits de palme qui cuisent s'élève d'une vieille bassine en feraille couverte de suie. La présence du feu ajoute à la chaleur étouffante et humide du début d'après-midi.

La chaleur est épaisse, on pourrait la toucher. La femme qui semble la plus jeune  s'empare d'un pilon en bois et frappe dans une grosse barate fendue. Les fruits s'écrasent petit à petit, la pulpe se sépare du noyau (le karité). De temps à autres, elle fait une pose car ce travail est épuisant. En sueur elle s'assied pour mâcher un des fruits. La pulpe a un petit goût âpre et huileux. Le noyau ressemble un peu à une noix de coco en miniature, désagréable si on en mange trop.

 

  

  
 La pulpe est plongée dans de  l'eau bouillante. Le temps que cette dernière refroidisse permet aux femmes de se reposer un peu. Assises sur des rondins, elles papotent tranquillement. Elles n'ont pas la vie facile. La plupart ont perdu leur mari, emporté par la malaria où le Sida. Elles trouvent pourtant encore la force de sourire et de plaisanter.
 
 

 
Lorsque la température de la mixture jaune formée par la pulpe de palme et l'eau a enfin baissé, il faut enlever le fruit pour ne garder que son jus. Plongeant les mains dans le liquide, deux jeunes femmes pressent la pulpe pour la faire dégoûter. La couleur du liquide extrait est d'un jaune profond. On croirait les boubous mêmes de ces femmes.
Loin de la pression à froid, le jus récolté est à nouveau mis sur le feu. Portée à ébullition, l'huile se sépare de l'eau. Elle prend désormais une couleur vermillon. Les couleurs de l'Afrique sont là : le rouge de la latérite du sol et celui de cette huile, le bleu intense du ciel, le jaune des boubous et le vert des feuilles des bananiers.
 


 

Séparé grossièrement à l'aide d'une grande cuillère, l'huile est enfin filtrée à l'aide d'un petit bout de grillage et d'un bout de tissu un peu lâche placés dans une calebasse coupée en deux.

Au bout de deux heures et demies de travail, moins de deux litres d'huile à friture se retrouvent dans un vieux bidon blanc. Le résultat de ce dur labeur semble dérisoire mais ne l'est pas. Pour quelques dollars le litre, il permettra d'améliorer sensiblement le quotidien de ces femmes et de leur famille.

Au bout d'une petite route de terre rouge, au milieu des bananiers, entre deux cases bringuebalantes et au fond d'un vielle casserole d'aluminium se dévoile le visage besogneux d'une Afrique trop souvent oubliée, celle des femmes.

 


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A
eh bien en fait c'est surtout pour faire de la friture. Ils font cuire de petits beignets bien gras avec... ils les appelent des "bams" ou "bamsee"... ça ne ressemble à rien de connu. Ils font aussi de petites crèpes ou galette (j'ai oublié le nom) qui ressemblent à de petites crèpes qu'on mange en Inde...
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M
Super interessant ! Et cette huile se deguste avec quoi ? 
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