Alors qu'un hélicoptère français c'est abîmé au large des côtes gabonaises, un universitaire gabonais, Bruno Ben Moubamba, a décidé de rédiger une lettre ouverte au président Gabonais. Il y rappelle les relations troubles entre la France et le Gabon.
Il fait remarquer qu'on ne connaît pas les raisons de cet exercice rassemblant forces françaises et gabonaises. Le tout sur fond de luttes de pouvoirs au Gabon, alors qu'Omar Bongo se fait vieux et que le temps de la succession approche. "La France son armée ne doivent pas continuer à donner des signes de soutien aux dictatures africaines", appelle-t-il.
"Les quarante ans de votre présidence n'ont servi qu'à votre enrichississement personnel" écrit Bruno Ben Moubamba à Omar Bongo dont la femme se promène en permance avec des sachets de diamants en guise de porte-jarretelle (en cas de coup dur). La simple interrogation par Bruno Ben Moubamba sur l'utilisation des dollars du pétrole gabonais quand les 1,5 million d'habitants du pays vivent dans la misère a valu à nombre de ses proches d'atterrir dans les geôles gabonaises.
Bruno Ben Moubamba a pu partir. Cet appel qui lui a valu des menaces de mort, il le lance sur le parvis des Droits de l'Homme. Il n'y a que trois journalistes pour l'entendre. Son garde du corps attend à quelques mètres de là.
En réponse une question qui m'a été posée par ailleurs : l'histoire des diamants en porte-jarretelle est absolument vraie. Cela permettrait de partir sans remords en cas de coup d'Etat express... Pour ceux qui n'ont pas lu Amadou Kourouma En attendant le vote des bêtes sauvages, jetez-y un oeil, c'est très parlant.