Photographie- Actualité - Reportage article journalistique et de reportage photo
Les légendes en photographie ne doivent pas être prises à la légère. Un récent article du journal Le Monde revient sur de nombreuses lettres de lecteurs mécontents de trouver de lourdes fautes dans certaines légendes de ce quotidien.
Souvent prise à la légère, rédigée au dernier moment par un « secrétaire de rédaction » (celui qui met en page, corrige un texte, et lui donne sa titraille) débordé, la légende d'une photo est pourtant, fait remarquer Le Monde, une clé importante d'entrée dans l'article. Une légende bien rédigée sous une belle photographie incite souvent à lire un texte. Une bonne légende contient des éléments primordiaux d'information, mais n'en dit pas forcément trop non plus. Il faut qu'il en reste pour l'article en quelque sorte.
Bien sûr, il n'existe pas de « légende idéale ». Mais objectivement, une photo comme celle-ci par exemple, donne plus envie de poursuivre sa lecture avec une légende comme « Un métaleux avec une grosse barbe et des des gangstas un peu maigrelets, c'est la fameuse "alchimie" de la Fondation Phénix » que « De gauche à droite: Clément, Hugo, Mickael, Adrien et Lorrain ».
Mais plus graves que des légendes plates, sont les légendes erronées. Les lecteurs du Monde ne sont pas les seuls à s'en plaindre. L'affaire qui oppose Paris Match à Mélanie Merlin (voir cet article, écrit pour France-Info.com) est plus problématique.
Alors comment les erreurs viennent-elles aux rédacteurs de légendes ? Parfois avec le texte de l'article lui-même. C'est alors une faute de la part du journaliste qui n'a pas pris cette dimension au sérieux. Mais souvent (c'est ce qu'explique l'article du Monde) elle vient avec les informations IPTC de la photo.
Ces données digitales accompagnent les images dans tous les bons systèmes de classement numérique de photographies. Par exemple, on les trouve sous cette forme chez Reuters,

ou ainsi sur le logiciel Photoshop.

Nom du photographe, date de prise de vue, personnes présentes sur la photo, éléments de contextes sont les éléments parmi les plus important qui sont présents dans ces données.
Le problème c'est que parfois ces informations sont parcellaires, ou le rédacteur reste trop collé au texte de l'article alors que la photo représente quelque chose d'un peu différent qui ne sert qu'à illustrer le propos... les chances de se tromper sont alors grandes.