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Photographie- Actualité - Reportage article journalistique et de reportage photo

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La nouvelle marée noire de l’Erika

 

crédit des photos: Marc Chaumel

 
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La marée noire de l’Erika a d’abord eu lieu sur les côtes françaises. Sept ans après, depuis le 12 février, la marée noire arrive sur les bancs du tribunal de Paris. Le quotidien Libération met en image cette nouvelle marée noire dans son numéro daté du lundi 21 mai.
Cette fois, le noir, ce n’est plus celui du mazout, mais celui des robes d’avocats qui envahissent peu à peu l’espace de l’image, l’espace médiatique.
Le cadre (puisqu’il y en a un en photographie) est celui de la double page « Grand Angle » du quotidien. Du haut vers le bas de la page, il y a une progression dans cette vague de noir qui avance, comme le brut a avancé sur les plages bretonnes, les remplissant progressivement.
En haut de la double, les juristes arrivent au tribunal d’un côté, de l’autre ils posent simplement devant un mur blanc, une militante présente au tribunal pose également. Sur ces images, le blanc est présent. Que ce soient les pavés de la cour du Palais de justice ou le mur, il a encore une place importante. Sur les portraits, même les robes des avocats ne sont pas d’un noir très dense, la lumière pose des reflets sur leurs habits.

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Plus bas dans la page, le noir s’impose dans les images, omniprésent, étouffant. C’est particulièrement le cas pour la photo d’Antonio Pollara, le gestionnaire nautique de l’Erika. Le noir des robes d’avocats le prend à la gorge, le submerge littéralement. La similitude avec les oiseaux tentant de se dégager des nappes de pétrole est frappante et tombe juste. L’homme est empêtré dans la machine judiciaire et son air énervé, un rien colérique, renforce cette impression. 

Copie-de-erika03.jpg

Le noir, le sombre qui se referme sur les acteurs de ce procès, c’est enfin et surtout la photo du juge Jean-Baptiste Parlos dont on n’aperçoit plus que le visage coincé entre deux masses noires. Celui qui ce demande « qu’est-ce que nous faisons là ? » selon les termes de l'article est-il une lueur d’espoir qui va faire la lumière, ou au contraire, n’est-il que le point de fuite sur lequel se referme la nouvelle marée noire de l’Erika ?

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Les photos sont reproduites ici à titre d'explication sur un fait d'actualité et sur son traitement photographique.
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A
Bien sûr il y a toujours des "robes noires" à un procès puisque c'est l'habit des avocats et des juges, mais ici c'est en effet trop bien fait pour qu'il s'agisse d'un simple coïncidence.
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E
hum!!! c'est une belle analyse, j'adore! est ce que libé et / ou les photographes l'ont fait volontairement ou inconsciemment ? inconsciemment serait une trop grande coïncidenceManu
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