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Qui parle?

Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour "raconter le monde" et donner à voir ce que l'on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

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Attention, Reportage et Photo déménage !
Vous êtes encore nombreux à venir visiter Reportage et Photo, pourtant cette adresse n'est plus mise à jour. Si vous souhaitez découvrir mes nouveaux articles je vous invite à venir les voir sur Reportageetphoto.fr. Vous êtes donc cordialement invité à venir y découvrir toujours plus d'analyses d'images, d'histoires de reportages et de documentaires multimédia à cette nouvelle adresse, plus pratique et plus belle.
- Antonin Sabot-Lechenet
20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 23:23

Ils étaient près de 50.000 fonctionnaires à manifester aujourd'hui à Paris contre la réforme des régimes spéciaux de retraite et pour une hausse de leur salaire. Deux heures et demie après le départ de la tête du cortège de la place d'Italie, la queue de la manifestation n'avait pas encore bougé.

Reportage et Photo, en partenariat avec Marion, de Res Politica en a profité pour tester, à une petite échelle, le "reportage multimédia" dont je vous parlait il y a peu de temps.

Morceaux choisis en images et en sons:


 



Edition: Le premier interlocuteur du sujet s'appelle Nicolas Comte, directeur général du SGP-FO (au lieu de FO)



Nétiquettes : reportage multimédia manifestation

 

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 10:45


Internet permet de mélanger plusieurs médias en un. Une des plus grandes réussite à ce niveau est, à mes yeux, américaine. Il s'agit du site MediaStorm.

Fondé il y a deux ans par un ancien de Corbis, le site propose des "reportages multimédias". Alliant texte (assez peu), sons, vidéos et surtout de magnifiques photos. La plupart des personnes qui travaillent sur le site où qui lui proposent des reportages sont d'ailleurs photographes.

La plupart des sujets traités sont de thématiques sociales ou internationales : l'immigration, le cyclone Katrine, le Sida... Le traitement de ces sujets avec des images souvent très fortes, la voix de la personne et parfois des séquences filmées donne une profondeur incroyable à ces histoires

La dernière date du 16 novembre. Il s'agit du récit du retour à la vie "normale" d'un vétéran d'Irak par le photographe du Los Angeles Times Louis Sinco. Ce "film" est uniquement composé de photographies. S'y ajoutent les paroles du vétéran , le caporal James Blake Miller. Le tout est en anglais, dure 16 minutes (en comptant le témoignage du photographe qui n'est pas indispensable), mais se regarde très facilement :



Certains me voient venir de loin quand je montre ça. Non, vous n'aurez pas le droit tout de suite à ce genre de production sur Reportage et Photo! L'équipe de MediaStorm est impressionnante ce qui montre bien la difficulté à produire de tels reportages. Mais j'y travaille, alors un peu de patience...



Nétiquettes: photoreportage - multimedia - conflit - Etats-unis

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 21:19

A la fin du mois de septembre, une grève a éclaté dans la ville de Mahalla. Un véritable soulèvement populaire qui illustre le malaise de toute une région. Près de 24.000 ouvriers sont descendus dans la rue crier leur mécontentement, leurs salaires trop bas, leur manque de protection sociale , de soins médicaux et le non-paiement de primes pourtant maintes fois promises.

En mars déjà, 27.000 ouvriers de la ville Mahalla avaient fait une longue grève pour défendre leurs droits. En avril, ceux de Kafr El-Dawar avaient suivi. Cette fois encore ils leur ont emboîté le pas.

A Kafr El-Dawar, les trains de première classe ne s'arrêtent pas et l'on traverse les voies à pied.

 

A Kafr El-Dawar, les trains de première classe ne s'arrêtent pas et l'on traverse les voies à pied.

Le Nord du delta du Nil est connu pour ses usines textiles. De Mahalla à Kafr El-Dawar, de nombreuses villes ne vivent que de cette industrie. Ces cités ouvrières sont de véritables oubliées. Oubliées du gouvernement, du développement et des infrastructures. Ce sont les oubliées du textile.

 

Les gosses jouent au foot le long des quais de la gare, où les gens traversent l'unique voie à pied. Il n'y a presque pas d'éclairage public. En avril, un membre du mouvement de grève expliquait qu'il n'attendait rien des négociations avec les patrons. Après une longue grève, les ouvriers espéraient obtenir une part dans les profits des entreprises textiles.

 

Apparemment, leurs revendications n'ont pas été entendues. Elles sont les mêmes aujourd'hui qu'hier. Ils ne gagnent toujours que 250 à 500 livres égyptiennes par mois (environ 30 à 60 euros) pourtant leur entreprise est la plus grosse du secteur. Cinq d'entre-eux ont été arrêtés pour avoir incité les autres à cesser le travail.

 

Les dirigeants font pression sur ceux qu'ils considèrent comme les leaders. L'ouvrier de Kafr El-Dawar qui m'avait parlé en avril m'avait demandé de ne pas le prendre en photo. Manifester en Egypte n'est pas un acte gratuit. La présence policière et la surveillance des individus est très forte dans ce pays. Il ne faut donc pas se méprendre devant de tels mouvements de protestation. Leur répétition et leur ampleur montre qu'il s'agit de l'expression d'un désespoir énorme, d'une révolte populaire qui couve chez les habitants des villes oubliées du delta.

A lire :
Un artice de l'Institut de recherches internationales et stratégiques
Deux articles d'Al-Ahram Hebdo: l'un sur les grèves de mars, l'autre sur celles de septembre
Un article de Reportage et Photo sur les bouleversements dans le Delta du Nil

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 11:20

Samedi, la technoparade a envahi les rues de Paris. Depuis la place de Bastille jusqu'à l'hôtel de ville, des miliers de jeunes se sont rassemblés pour une fête à ciel ouvert.

Les danseurs entrent en quasi-transe



Juchés sur la colonne de la Bastille, ils dansent à en perdre haleine, à entrer en transe.


Les mouvements d'épaules sont très inspirés de Michael Jakson et de la break-dance


Le but du jeu est aussi de se montrer. Des confrontations de danseurs s'organisent. A celui qui enchaînera les plus grands et rapides mouvements de bras.




La mode cette année est à la "techtonik". Danse fortement inspirée des mouvements de Michael Jakson. Les bras passent autour de la tête, s'écartent brièvement pour revenir devant le visage qui tourne par saccades.


Signe de reconnaissance : le bandeau signé "Techtonik"


Le mouvement attirant des jeunes de toutes origines, depuis 14 à 18 ans environ a aussi ses codes vestimentaires. Du noir rehaussé de fluo, jeans slims et vêtements moulants.




Chevaux hérissés en une habile crête androgine, les "Techtonik" dansent dans les rues parisiennes.


 "Clubbing is my night obsession"

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 16:22
Les taxis jaunes de New York menacent de faire grève. Ils ne veulent pas "perdre leur côté artisanal" au profit de nouveaux équipements GPS et de paiement par carte bancaire que la mairie de la "Big Apple" souhaite implanter.

Il y a des taxis qui eux ne sont pas prêts de perdre leur côté "artisanal" : ceux du Caire.

Quand on en prend un, on n'est pas sûr d'arriver là où on veut. Le Caire est une ville immense et les chauffeurs n'en connaissent pas le tiers... quant aux compteurs, ils sont plutôt décoratifs.

Les chauffeurs de taxi n'aiment pas trop que l'on photographie leurs compteurs... comme si tout le monde ne savait pas que leur fonction est uniquement décorative. (c)Antonin Sabot

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 19:40

"Pour un petit oiseau, tu en mets juste sur la pointe. Pour un singe jusque là." Luìs montre la taille de son ongle. "Pour un homme il faut en mettre comme la phalange... c'est un poison très puissant!" S'ils ne s'en servent presque plus, tous les shuars en connaissent la recette. Ils n'ont abandonné la chasse à la sarbacanne qu'il y a peu de temps.

sarbacane05.jpg

A l'heure où les enfants occidentaux ne savent plus d'où vient la nourriture qu'ils avalent, les Shuars abandonnent à peine leur mode de vie séculaire de chasseurs-cueilleurs. Dans cette tradition, la sarbacanne a une place prépondérante.

L'outil le plus important à l'heure actuelle dans la forêt amazonienne est la machette. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Les habitants de la selva ne connaissent le fer que depuis peu et cet instrument correspond à un mode de vie qui cherche à domestiquer la forêt,  la couper plus facilement et à y cultiver de quoi subsister.

Lorsque les Indiens étaient des chasseurs-cueilleurs, ils se faufilaient entre les arbres plutôt que des les couper. La sarbacane était alors le meilleur moyen pour apporter de la nourriture.

sarbacane02.jpg
Les sarbacanes des Shuars nécessitent beaucoup de travail. Ils coupent d'abord deux longs morceaux de bois. Ils sont ensuite rainurés, puis frottés ensemble pour bien s'assembler. A l'intérieur, il y a un petit tube en bambou. Le tout en attaché par un liane finement serrée puis étanchéïsée par une sorte de goudron. Ici, Luìs répare une sarbacane avant une cérémonie.
sarbacane03.jpg

          

Celles des Shuars sont impressionnantes. Elles mesurent plus de trois mètres de haut. Tous jeunes, les enfants s'exercent sur de petits modèles, découpés dans les grands. Les adultes sont encore capables de tuer un oiseau en haut d'un arbre de vingt ou trente mètres.



Les animaux n'entendent pas les petites flèches, taillées dans du bambou, arriver. Ils ne se rendent comptent qu'ils sont pris pour cible qu'une fois que la flèche les a dépassés... s'ils ont de la chance. Les humains non plus d'ailleurs ne l'entendent pas. Les Shuars avaient pour habitude de régler leurs comptes en se cachant non loin de la hutte de leur ennemis, au réveil, les mauvais rêves de la victime devenaient réalité au sortir de chez lui.

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 22:42
Un reportage, une simple série de photos... à vous de voir

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Le mois de juin pleure ses dernières pluies. Il ne fait pas beau et l'île d'Yeu attend les touristes.

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Sur les plages, les coquillages savourent les derniers instants de calme. Seuls quelques joggers passent à leurs côtés sans même leur prêter attention.

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Le vent a beau pousser les vagues sur les rochers de la pointe du But, il n'y a personne à mouiller.

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Les rochers s'en moquent et rient, toutes crevasses ouvertes.

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De petites plantes s'y sont fait une place, mais pas au soleil.

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Quand un de ses rayons vient quand même lécher le sol, tout s'illumine et l'île d'Yeu est le plus bel endroit du monde.

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Les rues sont vides, les quelques touristes qui sont venus jusqu'ici se sentent au bout de la Terre.

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Ils n'ont pas tout à fait tort.

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Les pêcheurs ne sortent pas beaucoup en ce moment. Leurs beaux drapeaux restent bien sagement sur les ponts des bateaux.

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A l'abri du vent, on est bien,

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Les roses trémières sentent bon,...

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... Et les chemins ne sont ouverts que pour nous.

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 11:36

   Jo Boulad a les yeux un peu dans le vague. Il vous attend à la terrasse de Pastroudis. "Un des derniers cafés grecs de la ville" soupire-t-il. Même lorsqu'il soupire, on sent qu'il affirme. Il serait heureux qu'on dise qu'il est la mémoire de la ville, la mémoire d'Alexandrie. Ce serait faux. Sidi Gaber, les quartiers populaires et périphériques ne se retrouveront jamais dans cet homme d'une cinquantaine d'années aux yeux bleu profond. Par contre la corniche, les pâtisseries et restaurants grecs, le souk al-attarine (le souk des antiquaires) tout cela respire de l'esprit même de Jo Boulad. Cette Alexandrie qui n'existe presque plus, c'est tout lui.

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Jo Boulad existe bel et bien lui, mais il est, pour paraphraser un mémoire universitaire paru il y a quelques années, un "héritier sans héritage". Le cosmopolitisme alexandrin s'écroule et ses enfants ne peuvent que le regarder faire. Si Jo Boulad a les yeux dans le vague c'est qu'il est souvent plongé dans une époque qui n'existe plus, où Alexandrie était la Méditérranée plus que l'Egypte, où la corniche avait des allures de Monaco.

Plantu, le dessinateur du Monde, passé par Alexandrie pour une exposition de ses photos sur l'Orient et l'Islam s'était affectueusement moqué de Jo Boulad et de son arbre généalogique. L'homme a gardé le petit dessin le représentant parlant de ses aïeux un verre de vin à la main. Du vin français, italien ou grec. Du vin cosmopolite comme le fut l'Alexandrie de Jo Boulad.
Il l'aimait et en parle comme d'une femme qui est partie. Dieu qu'elle devait être belle !


Portrait photo réalisé pour l'article de Julia Pascual sur l'Alexandrie cosmopolite, texte inédit.
Merci à Jo Boulad pour sa gentillesse et sa disponibilité.

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 11:30

 

" Eh fait doucement !

Mais recule-toi ! "

Assis sur une grosse pierre bien lisse Victor fait un geste de la main pour signifier à son cousin qu'il ferait mieux de s'écarter. Dans la main droite de Victor, il y a le couteau que son père lui à prêté, dans sa main gauche, un cylindre marron de trois ou quatre centimètres de diamètre. Un bâton de dynamite. En pleine forêt amazonienne, dans une rivière qui est sûrement une des plus propres du monde, parce que les filets sont très chers, les indiens shuars pêchent à l'explosif.

 

Tous les gamins du petit village de Tsuntsu, perdu dans la forêt à une journée de route de la ville la plus proche, sont venus pour participer. Comme dans beaucoup de pays, la pêche est, pour les enfants, plus une sortie qu'une corvée. Et puis dans la région, il y a presque autant de cours d'eau que d'arbres, mais il faut quand même pas mal de monde pour pêcher de quoi manger. On y met les grands moyens.

 

" Passe-moi une feuille Ivan. " Il faut enrouler le demi bâton de dynamite dedans pour empêcher qu'il ne prenne l'eau trop vite. On y fait un trou pour la mèche avec un bout de bois. " On la met après, c'est dangereux " explique Victor, un peu avare en paroles. Il préfère observer ce qu'il se passe plutôt que de s'étendre. Les deux plus jeunes garçons qui le suivent sont plutôt à l'opposé, mais c'est Victor l'aîné.

 

Pour l'instant, il observe la rivière. Les plus jeunes courent sur les rochers et ramassent des escargots d'eau, les tsuntsus, qui ont donné leur nom au village. On attend Ivan qui est parti il y a quelques minutes dans la forêt.

 

Il ne tarde pas à revenir. Il tient un bâton sur son épaule. Au bout du bâton, il y a comme une grosse motte de terre. Pourtant cela n'a pas l'air très lourd. Les enfants s'approchent de lui en riant. Ils posent une main sur la motte de terre avant de regarder y grimper des centaines de petits insectes rouges, des termites.

 

La technique de pêche des Shuars est rôdée. Les termites sont un appât de choix. On coupe deux petits bouts de leur refuge, puis on les tape l'un contre l'autre pour les faire tomber dans l'eau. Victor, sa dynamite dans la main observe, en contre bas, la surface de la rivière. " Rien ". Amadeo explique : " Si on ne voit pas de poissons monter à la surface pour manger des termites, il faut aller voir plus loin. "

 

Or la rivière est longue. Il faut remonter plusieurs kilomètres. Tous les cinq cents mètres quelques termites sont sacrifiées, mais pas attaquées par les poissons, il faut encore remonter le cours d'eau.

 

Les termites ont servi à à quelque chose. Victor lance sa dynamite dans un lacet de la rivière. Une petite colonne d'eau s'élève dans un fracas inhabituel pour la forêt. C'est le signal que tous attendaient pour se jeter à l'eau. L'explosion ne tue pas de nombreux poissons. La plupart ne sont qu'assomés et il faut les attraper avant qu'ils ne se réveillent.

 

Après les heures de marches dans la chaleur humide, le bain fait un bien fou. Même s'il est un peu physique. Amadeo est un de ceux qui s'en sortent le mieux. Il observe au ras de l'eau et soudain il plonge. Quand il remonte, c'est presque à chaque fois avec un ou deux petits poissons frétillants.

 

Après avoir utilisé les deux moitiés du bâton d'explosif, le bilan est bien maigre. A peine un kilo et demi de fritures et une vingtaine d'escargots d'eau. Pour autant, personne ne semble le remarquer. Leur pêche miraculeuse est là : un moment d'amusement, une sortie " à la rivière " avec de belles explosions, et puis la forêt et les rivières d'amazonie qui ont leur effet légèrement euphorisant même sur les gens qui y vivent.

 

  

 

 

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:02

Un petit morceau de musique Shaur juste pour le plaisir.


Les chansons de ces indiens d'Amazonie Equatorienne est emplie de sens. Elle parle des ancêtres, des esprits (lesquels se confeondent bien souvent : lorsqu'un "abuelo" meure, il devient un esprit) et des dieux de la forêt.

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Les Shuars chantent ses hymnes avec ferveur... même si c'est parfois devant des touristes qui ne comprennent pas ce qui se joue devant leurs yeux.


Ecoutez cette chanson. Elle parle de Tuna, l'esprit de la cascade. Il donne force et longévité, c'est tout ce que je vous souhaite. La fin de la chanson est un appel, un hommage aux autres tribus shuar.


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