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Qui parle?

Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour "raconter le monde" et donner à voir ce que l'on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

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Attention, Reportage et Photo déménage !
Vous êtes encore nombreux à venir visiter Reportage et Photo, pourtant cette adresse n'est plus mise à jour. Si vous souhaitez découvrir mes nouveaux articles je vous invite à venir les voir sur Reportageetphoto.fr. Vous êtes donc cordialement invité à venir y découvrir toujours plus d'analyses d'images, d'histoires de reportages et de documentaires multimédia à cette nouvelle adresse, plus pratique et plus belle.
- Antonin Sabot-Lechenet
5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 21:06
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le sixième épisode de la série des disques du vendredi soir, on retrouve un des disques de la Bibliothèque du Congrès américain. On est à la fin des années 1930 et un homme recueille les chants des travailleurs des chemins de fer avant qu'ils ne disparaissent. 
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 



Le second conservateur des archives des chansons populaires de la Bibliothèque du Congrès Américain était un fan des trains.  Son poste lui a permis de servir sa passion en compilant quelques unes des chansons de travailleurs des chemins de fer parmi les plus représentattive de la fin du 19° siècle.

railroad-01.jpg

Incroyable folklore dans lequel la liste des noms de gares devient un chant (la première chanson du disque). Folklore oublié aujourd'hui mais qui a marqué bien des générations de folk singers.

On y entend les coups de masse sur les rails, les chariots qui transportent le fer et les bruits des wagons. Si l'imagination des chanteurs qui travaillent sur les chemins de fer a une frontière, c'est au sens américain du mot. "Frontier" n'est pas une limite, mais un horizon qu'on attend d'aller découvrir.

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans C pas d'la confiture - C d'la culture !
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 18:56
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le cinquième épisode de la série des disques du vendredi soir, on trouve un drôle de disque. On est en 1976 à Saint-Louis dans le Missouri et le frisson du moment c'est le rock progressif. 
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 


Dans l'armoire de mes parents, il y a un vieux dique de Pavlov's Dog. A la première écoute on est un peu déconcerté. Mais petit à petit on ne peut plus se passer de cette musique joyeuse et sautillante.

pavlov-01.jpg


Les Pavlov's Dog n'ont pas inventé de style musical, ils reprennent de nombreuses influences du moment, de la fin de la musique hippie et folk de la fin des années 1960. Force est de reconnaître toutefois que leurs morceaux fonctionnent. On se laisse prendre au jeu de ce Casimodo se balançant frénétiquement sous ses cloches.

pavlov-02.jpg
Le site  de Pavlov's Dog



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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 18:00
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le quatrième épisode de la série des disques du vendredi soir, on descend du côté de la Nouvelle-Orléans. On est en 1967, la ville n'est pas encore sous les flots. Elle déborde de jazz et d'énergie! 
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 




C'est toute la magie et la joie de la Nouvelle-Orléans que l'on retrouve dans ce disque. Le but recherché des musiciens est d'amuser, de divertir ("entertain" en anglais dans le texte) avec leurs morceaux.

Chez les mineurs (la semaine dernirèe) les "spirituals", les appels à Dieu étaient sourds et plaintifs, ici ils sont enjoués et enlevés.



Du disque de Sweet Emma et du Preservetion Hall Orchestra respire la Nouvelle-Orléans. Nombre des musiciens sur ce disque ont plus de 70 ans... et pourtant quelle jeunesse, quelle vivacité dans leur jeu.

That's all Folks!

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 13:10
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le troisième épisode de la série des disques du vendredi soir, on reste dans le monde des travaileurs de force, des mineurs, mais de l'autre côté de l'Atlantique. 
Pour en profiter, allez d'abord mettre en route le lecteur en bas de l'article.



Dans l'armoire de mes parents, il y a un vieux disque qui vient de la bibliothèque du Congrès de Washington.

On y voit des gueules noires. Celles des mineurs américains, des bassins du nord (Pennsylvania, Ohio, Illinois) mais aussi du sud du pays, pourtant plus connu pour le coton (Tennesse, Alabama).

bituminous.jpg

 

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 19:36
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Voici le second épisode de la série des disques du vendredi soir. 
Pour en profiter, allez d'abord mettre en route le lecteur en bas de l'article.


Dans l'armoire de mes parents, il y a un disque tout noir. Seul se détache un visage sauvage au regard hagard.

lavilliers-01.jpg

C'est le visage de Bernard Lavilliers. un "compatriote" stéphanois.


Il chante les barbares, les ouvriers, les "rigolos" qui finissent fondus dans leurs propres lingots de métal.

lavilliers-03.jpg

Il chante Saint-Etienne, la Lorraine et les vallées minières ou de l'industrie métallurgique.


lavilliers-02.jpg


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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 20:30
  Dans l'armoire de mes parents,     
   il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Voici le premier épisode de la série des disques du vendredi soir. Ce n'est que le début de la série, j'espère qu'elle va vous plaire.       
Pour en profiter, allez d'abord mettre en route le lecteur en bas de l'article.


Dans l'armoire de mes parents, il y a un vieux disque qui a un peu perdu ses couleurs. Sur la pochette, il y a vieil homme qui parle, les yeux dans le lointain...

black-elk-04.jpg



Dans le livret, il y a de vieilles photos jaunies...

black-elk-02.jpg

... l'une d'entre elles est la seule photo connue de Crazy Horse:

black-elk-01-crazy-horse.jpg

black-elk-03.jpg


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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 12:34

 

« La fièvre de mon pays c'est la malaria, la fièvre de mon pays c'est l'inflation, la fièvre de mon pays c'est le manque de liberté » chantait Fela Kuti dans son album Yellow Fever. Dix ans après la mort de l'artiste-prophète, le 2 août 1997 à cause du sida, ses mots sonnent encore affreusement juste.

Fela-Kuti-black-president-02.jpgPochette du disque Black President

Fela Anikulapo Kuti, saxophoniste et chanteur, a initié le mouvement musical de l'afrobeat
, une fusion entre les mélodies du jazz, et de la funk et les rythmiques africaines. Musicalement, une révolution avec pas moins de 25 albums à son actif. Mais Fela Kuti ne s'est pas contenté de révéler la musique africaine à l'occident (à l'Amérique notamment où il a passé quelques années), il a aussi été un véritable activiste politique.

Dans ses actes et ses chansons, il n'a cessé de lutter pour la justice, contre la corruption des régimes militaires dictatoriaux africains. A Lagos, la capitale du Nigeria, il créa une république indépendante dans sa maison : la Kalakuta Republic, faisant beaucoup d'émules qui le rejoignirent.


Dans ses chansons, Fela est virulent et sarcastique. Ainsi la chanson Zombie où ils s'en prend aux militaires africains. Les traitant de zombies qui "ne parlent pas si tu ne leur demande pas de parler, qui ne pensent pas si tu ne leur demande pas de penser". "Dis-lui de tuer et il tue, dis- lui de marcher droit et il marche droit".


Extrait de Zombie par Fela Kuti

Cette chanson lui valut "l'invasion" de la Kalakuta Republic par les militaires Nigérians et un passage à tabac. Mais Fela Anikulapo (celui qui porte la mort dans un sac) Kuti ne se démonte pas et répond à la violence par les mots dans la chanson Unknown Soldier.

Politique, il dénonce les affres des systèmes politiques africains, entretenues à la fois par les polticiens noirs que par les néo-colonialistes "sorciers blancs" qui pillent les richesses du continent. Dans la chanson I.T.T. (pour International Thieves) il explique leur façon d'agir : "Ils se font les amis des journalistes, les amis des membres des commissions, amis des secrétaires d'Etats, amis des ministres et puis ils commencent à voler à l'argent. Ils commencent à voler, à faire de l'inflation, de la corruption..."

Extrait de I.T.T. de Fela Kuti



Fela a été l'espoir d'un pays, le Nigéria. Il a aussi été le leader incontesté d'un mouvement musical innovateur et qui continue aujourd'hui à vivre en référence à lui. Aujourd'hui ce sont les propres fils de Fela, Femi et Seun, qui ont repris le flambeau de l'afrobeat et son message.

Fela-Kuti-black-president-01.jpg
Visuel extrait du disque Black President



A écouter : Black President, une compilation des meilleures chansons de Fela.
                 Shoki Shoki, un des meilleurs disques de son fils Femi.

A visiter : Le site Fela project

A voir : Le film de Stephane Tchal-Tadgieff, où Fela annonce qu'il va devenir président du Nigéria (sur Youtube en 6 parties)

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 21:22

 

Le festival de La Musique des Cuivres du Monastier sur Gazeille... une fanfare et du souffle, beaucoup de souffle.

"Ceux qui marchent debout" sont tous debout, même le batteur (dédoublé pour le coup)... Au bout d'un moment ils entrent dans la foule elle-même.

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 06:00

Je vous ai déjà dit que j'adorais le groupe ANgil and the Hiddentracks. Pour moi, c'est un des groupes les plus inventifs de la scène stéphanoise.

J'ai retrouvé dans un vieux carton une planche contact d'un concert de ce superbe groupe. Voici quelques images qui en sont tirées.

 

 

 Pendant que le groupe joue, un artiste dessine en direct sur un écran des images illustrant les chansons.

 

 

 

Avec en bonus pour vous une très belle chanson d'Angil: A Long way to be happy, Darlene

 

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 16:12

Un article réalisé il y a environ un an sur un très bon groupe  stéphanois.

Comme beaucoup d'autres groupes, les membres d'Aabsinthe se rencontrent au lycée. Seulement, alors que les autres s'arrêtent au bout de quelques temps, eux ont continué et sont en train de se faire un nom.


Le métal, musique héritière du hard rock, a tendance à faire un peu peur, ou au moins à laisser dans l'incomprenhension certaines personnes. Il est vrai qu'au premier abord, les cheveux longs, les habits noirs, et les cris sauvages de certains de ses adeptes peuvent interroger. Mais passer le premier étonnement on rencontre souvent des gens très sensés et qui pratiquent ce style par réel goût de la musique. Les musiciens du groupe Aabsinthe sont de ceux là.

Comment sont-ils venus à pratiquer leurs instruments (batterie, guitares, basse et clavier) dans un style aussi extrème que le death metal? La réponse est finalement simple et commune à beaucoup de groupes quels que soient les styles: «une envie de s'amuser, de se défouler un peu aussi» avoue Pierre, le chanteur. «Il y a aussi l'envie de répondre à des questions que l'on se pose un peu tous quand on est jeune, sur l'existence par exemple» ajoute-t-il à propos de ses textes.

Point important du death metal, et de la musique d'Aabsinthe en particulier, est la grande technicité instrumentale. L'essentiel est que la formation ne laisse pas pour autant tomber l'émotion. Les cinq membres font de la musique pour exprimer ce qu'ils ressentent et ne sacrifient pas ce besoin sur l'autel de la performance.

Passer un cap

Se faire reconnaître dans le milieu du métal est assez difficile. De nombreux prétendant en restent à jouer dans de sombres petits bars. Aabsinthe a su, grâce à sa maîtrise technique et surtout par la relative originalité de sa musique (influencée par des pointures mais gardant ses propres moyens d'expression) s'imposer petit à petit. Il y a peu le groupe a signé en distribution sur un label de métal et des publicités pour leur album The Loss of illusions sont parues dans les plus gros magazines de métal français. «Nous avons l'impression d'avoir passer un cap» confiait Sylvain, batteur, après avoir fait la première partie du groupe Gojira à Dijon il y a quelques mois.

Un cap qui se ressent dans leur manière de travailler ainsi que dans leur nouvelles composition. Toujours aussi violentes elles font pourtant ressentir beaucoup d'émotion. Une émotion que les deux compositeurs du groupe, Pierre et Hugo ne sont pas aller chercher dans la facilité d'une jolie mélodie: «On veut faire ressentir les choses par la force de la musique» analysent-ils.

Un morceau de ce groupe: Near death experience, issu de l'albume The Loss of illusion

Le site Myspace d'Aabsinthe avec plus de son.

Le site officiel du groupe avec des dates de concert.

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