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Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour "raconter le monde" et donner à voir ce que l'on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

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- Antonin Sabot-Lechenet
17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 12:51
Une fois n'est pas coutume, voici un petit article en anglais d'une interview que j'ai faite d'un des membres du mythique groupe de la côte Ouest The Pharcyde. Je mettrai bientôt un article en français à ce propos.
Pour le moment Enjoy!
Article réalisé dans le cadre d'un cours du CFJ.

Riding on the other side of hip-hop


Uncl
e Imani is a member of The Pharcyde, the most anti-conformist California bred hip-hop band. Far from the gangsta rap clichés he raps as he sees life: mystically.




"I'm just a receiver" explains Uncle Imani, in his late thirties, a member of the rap band The Pharcyde. It has been a while since the band's first album Bizarre ride to the Pharcyde was released, "fifteen good years" he says, and a lot of things have changed. Now The Pharcyde and its members are known worldwide whereas before this album they were just a fistful of friends having fun at birthday parties. "That's a natural progression" Imani philosophically points out. "Everything has to change, and change is good because it means that you're growin' ", he adds with his strong black Los-Angeles accent.


At that time, The Pharcyde and Imani were already away from the rap mainstream. The Chronicle, an album by Dr Dre, was 'number one' on the charts. But the Pharcyde brought something new in the business: a strong dose of mysticism. "There's a lot of forces that you feel and you know they are there but you can't put your finger on it", he explains regarding the way he sees life. The growth of its band, his new solo album or even a new song are all explained by the simple flow of time and events, "drivin' forces" as he says. But be careful, that doesn't mean the individual has no role to play in that process, you : "You have to be prepared (…). You have to roll with the wave and ride it" Imani says.

He seems to feel the same regarding music and the way it is made : "There is no one way to say (…) you just have to stay open or receptive so you can receive the messages as comin' from wherever they are comin' from." That's exactly what he means when he says that he is a "receiver" : "I just channel the energy and the rhythm."



An attitude that can't suit the record companies

Compared to the materialist attitude of nearly all the other rap artists who succeeded (Puff Daddy for instance has created perfume, champagne and a clothes company bearing his own real name: Sean Combs) the attitude of Imani who considers that things "just happen the way they have to happen" may seem rather odd. Imani and The Pharcyde are now out of this business and work only for their own independent label : Chapter one records. The way they work and see the world is just too far from the views of the profit making major record companies. Indeed you hardly can imagine Uncle Imani signing a contract with someone that is just a business man, that would just not suit him.

The first album of the band was released by Delicious vinyls but they soon moved to independent labels. Their second album, Labcabincalifornia, hit hard at music business with the song Devil music : "Every time I step to the microphone / I put my soul on two-inch reels that I don't even own." Twelve years later he explains: "We weren't running fast enough for the record companies. They have deadlines and that type of shit. It's like… man this is not what we're tryin' to do".


He sees the job of a rapper in a different way than any record owner will ever do : "We're trying to make our music and it's hard to package blood, sweat and tears and heart and souls", loving music with the strength of a Winston Churchill's speech. " You know what I mean, you can't just manufacture vibes". With less poetic inspirations, he concludes about music companies : "There are just too many sluts."


Discography: The Pharcyde : Bizarre Ride II the Pharcyde, 1992 ; Labcabincalifornia, 1995 ; Plain Rap, 2000 ; Humboldt Beginnings, 2004. Uncle Imani solo album should be released during the year under the name Blackstarrdust.
 
Première partie de l'interview, durée 10 min (la fin vaut le coup)

Deuxième partie durée 10 min

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans C pas d'la confiture - C d'la culture !
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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 23:25

Le petit prodige de la folk expérimentale

Angil and the Hiddentracks font dans la folk expérimentale. Une étiquette qui a du mal a contenir la diversité de la musique d'un des groupes les plus intéressants de la scène stéphanoise.



Il a l'air tout calme et modeste. Quand il marche dans la rue il y a fort à parier que Michaël, alias Angil, n'attire pas beaucoup l'attention. Et pourtant sur scène on n'a d'oreille que pour lui. Cela fait déjà longtemps qu'avec son groupe, The Hiddentracks, il fait preuve d'une grande inventivité musicale et qu'il montre la vitalité de la scène stéphanoise.

L'histoire commence il y a déjà 13 ans, il n'en avait que 14 à l'époque. Avec son cousin François, il monte un groupe influencé par le rock de Deus. Aujourd'hui la donne a un peu changé, Angil and The Hiddentracks font dans la folk, tendance expérimentale.

«L'idée de départ reste de faire une belle chanson» explique Angil, chanteur et guitariste, quant à sa manière de composer. Là c'est le côté folk qui parle, une guitare et une voix. Mais l'aspect parfois un peu facile de ce style est dépassé grâce aux Hiddentracks. Rassemblement quelque peu hétéroclite de treize musiciens intervenant au gré des concerts, et de leurs envies. Ils rajoutent la touche d'expérimentation et d'imprévu dans la musique qui fait que l'on ne s'ennuie jamais.

La prise de risque comme moteur de la création

C'est le côté amateur de jazz des membres du groupe qui s'exprime un peu par là. Même Flavien, aux platines, fonctionne sur un mode proche du jazz. Agissant telle «une petite fenêtre», il compose des samples en direct, en ajoutant une ambiance différente qui passe le temps de quelques mesures, «comme quelqu'on entend siffloter dans la rue».

C'est justement cela qui fait l'intérêt du groupe. Une cohésion qui permet de prendre des risques en improvisant. Le résultat paraît pourtant tout à fait organisé contrairement à d'autres styles dits «expérimentaux». On est pas perdu à l'écoute et l'on voit que les musiciens sont à l'aise ensemble. «Notre manière de répéter c'est de discuter de musique, d'ambiances et d'atmosphères» explique d'ailleurs Angil.

Sur album, les morceaux sont un plus travaillés, les transitions plus evidentes et efficaces . Mais là encore, l'idée de la contrainte comme source de création est de mise. Angil compose puis invite les différents musiciens du groupe en fonction des moyens techniques à sa disposition. Aucun ne sait très longtemps à l'avance ce qu'il va faire. Parfois ils jouent même à l'aveugle sans avoir entendu le morceau. Pour son prochain album, prévu pour la fin de l'année, la contrainte vient des plus grands de la littérature. Un album oulipien ou les textes sont écrits sans la lettre «e».

Angil and the Hiddentracks, albums disposnibles: Teaser for matter, chez Unique records, et album en collaboration avec Broadway: The John Venture, chez Facto records.

Illustrations issues de la pochette de l'album d'Angil "Teaser for: Matter" : Nathalie Damon-Lacoste.

Une chanson d'Angil "She said What you doing he said I am leaving"

Le site Myspace d'Angil avec de la musique à écouter

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 09:00

Gentleman en concert

Une petite photo d'un grand nom du reggae. Un des rares européens à s'être fait accepter en Jamaïque: l'Allemand Gentleman. Pourtant il n'a pas une tête de gros rasta...

 

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 16:52
L'Afrique est le nouveau terrain de jeu des grandes compagnies. Lucky Strike et autres Marlboro vendent aux Africains les cigarettes que les gouvernements occidentaux banissent des lieux publics. Les opérateurs téléphoniques sont aussi présents en force.

Autre grande bataille du continent, bien plus acharnée que celle du SIDA: la guerre Pepsi Vs Coca. Partout dans les villes, les maisons sont peintes aux couleurs des deux rivaux.

À Bukoba, la dernière bataille s'est menée autour de l'hôpital. Auparavant sponsorisé par The Coca Cola Company, il est maintenant aux couleurs de Pepsi. La seule pancarte qui indique la présence de cet hôpital "Karibu kwa hospitali" est une pancarte Pepsi.

Les pancartes d'entrée dans la ville sont aussi des pancartes des deux entreprises de soda.

L'exemple le plus marquant de cette forme de néo-colonialisme  est le monument de la guerre Ouganda-Tanzanie de 1978. D'un goût discutable, on le remarque de loin: il est entièrement recouvert de logos Coca-Cola.

L'Amérique impose sa marque jusque dans les pays les plus pauvres du globe. Les deux tiers de la population tanzanienne vivent en dessous du seuil de pauvreté estimé à un dollar par jour. Un dollar, c'est précisemment le prix d'une bouteille de Coca ou de Fanta à Bukoba et dans sa région.
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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 11:06

Les rituels chamaniques Shuars

 

Les Shuars vivent avec les esprits. D'une manière qui nous est difficilement accessible, ils croient en d'autres mondes que celui, tangible, admis par notre civilisation rationnaliste comme le seul réel.

Le soir autour du feu, ils racontent des histoires décrites comme "vraies parce que tous les Shuars les connaissent".

Ce sont des histoires de monstres semi-humains tapis dans la forêt, de Shuars qui sont partis vivre de l'autre côté de la rivière où les gens sont des serpents et les boas de petits cafards.

Ce sont les croyances et les mythes des Shuars. Vivaces, ils influent sur le mode de vie et de pensée de ce peuple de la forêt.

Les rituels pratiqués par les chamanes sont la partie la plus impressionnante de cette culture et de ces croyances.

Beaucoup connaissent leur existance, et pourtant peu de personnes ont eu le privilège de les contempler. Cette chance nous a été données à moi et certains de mes amis lors de mon voyage en 2006.

 

 

La passation de pouvoirs chamaniques

 

 

Le rôle du chamane dans la culture shuar est très important. Il est cependant difficile à percevoir pour nos esprits cartésiens. Le chamane fait des rêves, les interprète. Il est aussi une sorte de guérisseur. Il connaît les très nombreuses plantes médicinales de la forêt. Il semble être le lien entre les esprits, entre les forces supérieures et la communauté des vivants.

 

 Les peintures de Francisco représentent ses rêves. Bien qu'il ne soit pas lui-même chamane, elle se rapprochent des songes de ces derniers.

 

Avant de partir à la cérémonie, Francisco nous peint des bandeaux qui serviront à la protection à entrer dans la cérémonie.

Quelques temps avant notre venue à Puyo, le père de notre amie Maria Shakay est décédé. Selon nos amis shuars, il était un puissant chamane. Son fils, Luis, le frère de Maria est lui aussi un chamane. Ses pouvoirs lui ont cependant été « retirés » quand il était jeune, car il semblait ne pas savoir s'en servir d'une « bonne manière ». Nous n'avons pas réellement réussi à savoir en quoi consistaient ces pouvoirs et en quoi ils pouvaient être « bons » ou « mauvais ». Pour ne pas que les pouvoirs de l'« abuelo » ne se perdent, il fallait les transmettre à un jeune chamane: Luis.

 

 

La cérémonie se déroule dans la forêt, non loin de la ville de Puyo. Elle a lieu au près d'un immense arbre (sûrement multi-centenaire) qui symbolise le grand-père et son esprit. Seule la famille proche (et nous) est présente à cette cérémonie: Maria, Francisco, Luis, la mère de Maria, son oncle (un chamane), sa soeur et le mari de cette dernière. Nous nous rendons au lieu de cérémonie peu avant la tombée de la nuit.

 

 

 

Chants tarditionnels shuars.

Francisco et Maria sont toujours volontaires pour chanter et danser: partager leur culture. Ils s'habillent donc de leur vêtements traditionnels et exécutent quelques chants avant la nuit. Ensuite, nous nous installons sous un toile de tente, autour d'un feu. La cérémonie peut commencer.

 

 

 

Les cigarettes blondes ont en partie remplacé le tabac traditionnel...

Pour sortir du monde purement tangible, peut-être pour accéder à une autre dimension de perception (les mots manquent pour exprimer cette réalité qui nous est étrangère), il faut d'abord absorber divers produits psychotropes.

Le premier, le moins puissant, est le tabac. Cultivé par les Shuars, il est écrasé encore frais de manière à produire un jus âcre de couleur marron. Il est absorbé par le nez et est censé donner des rêves, des songes.

Certains des participants à la cérémonie, notamment les deux chamanes, ingurgitent de l'aguayasca. C'est une drogue halucinogène puissante. C'est elle qui pour les Shuars est la clé des rêves et des pouvoirs chamaniques.

 

 

De nombreux chants sont entonnés durant la cérémonie. Ils servent à la fois à invoquer les esprits et à transmettre ses nouveaux pouvoirs au jeune chamane. Il faut aussi faire en sorte qu'il s'en serve à bon escient. Il est donc purifié.

 

 

Nous avons aussi droit à une purification. L'oncle nous souffle de la fumée de tabac sur la tête et agite un rameau au dessus de nous en engeant une ritournelle entêtante. Elle est censée nous guérir de maux dont nous lui parlons par l'intermédiaire de Maria.

 

 

La cérémonie dure jusque tard dans la nuit. Les chants reviennent plusieurs fois. Ensuite quelques discussions s'engagent jusqu'à que tout le monde tombe de fatigue et aille se coucher.Le jeune est désormais un chamane à part entière. Il lui faudra pourtant attendre plusieurs mois avant d'avoir le droit de se servir pleinement de ses pouvoirs.

 

 

 

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 18:31

Les merveilles de la forêt (2)
(voici le second épisode de notre petit herbier amazonien)

pour voir le premier volet c'est ici

 

 

Le yaun (à gauche) fait office de parfum. Les femmes le mettaient dans leurs habits pour sentir bon.

La feuille à droite se nomme wasake. C'est une plante grasse (verte quand elle est fraîche). Ses bords sont légèrement piquants. Les Shuars en utilisent les graines pour faire des colliers. La feuille en elle-même peut aussi servir pour fabriquer du fil assez solide qui permet de faire des sacs avec un tissage grossier.

 

 

La petite liane ci-dessous ce nomme shikimiensh. On la trouve un peu partout dans la forêt tombant des arbres. Elle sert contre le pipi au lit des petits enfants. On leur entoure le ventre avec et cela les aide à arrêter.

La feuille à droite est une feuille de yep. Elle est un des ingrédients permettant de faire du venin, la graine de cette plante aussi est utilisée dans la composition du venin. Ce venin permet aux Shuars de chasser des oiseaux ou des singes à la sarbacane... en temps de guerre il est utilisé aussi contre les hommes.

 

La feuille à gauche porte l'imprononçable nom d'ibienshmini. Péparée en cataplasmes, elle permet de soigner les fractures.

L'espèce de petit pissenlit à gauche est un sesa. Comme le pissenlit français il ne sent pas très bon. Bien qu'ayant un très mauvais goût, il soigne les petites affections de la bouche... pas de chance.

 

Fin de l'herbier amazonien

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 06:25
 

Va te laver les mains

 

"Mouche ton nez, dis bonjour à la dame!", voici l'expression consacrée à nos chères têtes blondes pour faire leur éducation. Pour leur apprendre la politesse, "pour leur bien ", bien sûr.

 

Autre région autres moeurs. Dans l'Est africain, les enfants aussi doivent dire bonjour aux grandes personnes qu'ils rencontrent. Mais tout ne se passe pas comme dans nos froides contrées.

Tout d'abord pour montrer le respect que l'on tient à une personne, il s'agit de la saluer autrement que par un simple "Habari" (quelles sont les nouvelles?) mais par un respectueux "Shikamoo".

Les enfants que vous rencontrez au Kenya ou en Tanzanie vous servent donc du "Shikamoo". Mais pour encore mieux faire ils peuvent vous tendre les mains vers la tête en attendant en retour une courbette de votre part.

 

En France, l'enfant qui vit dans le froid et qui s'enrhume, lorsqu'il doit embrasser une dame doit aussi se moucher... simple question de propreté.

Il en va de même pour le petit Tanzanien. Sauf que lui n'est pas enrhumé et qu'il ne vous embrasse pas. Si un petit enfant vient vous tendre les mains pour vous saluer, vous aurez donc le droit de lui répondre au préalable "Nawa halafu nisalimie" (va te laver les mains et reviens me saluer) s'il était en train de jouer dans la terre, sans que cela ne soit perçu comme impoli.


En revanche, n'oubliez pas lorsqu'il reviendra et qu'il tentera à nouveau un "shikamoo" de lui répondre en souriant "maharaba" (j'accepte tes salutations respucteuses), il sera le plus heureux du monde.

 

 

 

 

 

 

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 05:21

Note à l'attention du voyageur consciencieux

 

Vous avez sans doute entendu parler de ce film de Sofia Coppola "Lost in Translation". Dans ce film, un grand américain est perdu au Japon, la barrière de la langue et de la culture jouant à plein.

 

Le langage est une chose primordiale pour l'homme, mais il arrive qu'il soit privé de cet outil lorsqu'il sort de son pays.

En Equateur, les gens parlent espagnol. Jusqu'ici tout va bien puisque c'est une langue latine. Le voyageur français un tant soit peu consciencieux aura pris soin d'en apprendre les rudiments: "Comment allez vous? " "Bonjour", "Merci", voire plus s'il veut aller plus loin dans la compréhension de l'autre et de sa vie (ce qui est fortement conseillé).

Mais que ce passe-t-il quand il se rend dans un petit village indien, situé en Equateur  certes, mais où la langue n'est plus celle de Cervantes, mais du chamane Arutam, le shuar? Le voyageur prévoyant aura beau chercher pendant longtemps sur Internet s'il peut trouver un guide du shuar, une méthode, un lexique ou tout autre document qui pourrait l'aider dans cette aventure en lingua incognita... il ne trouvera RIEN.

Alors que faire? Alors on s'adapte, on parle avec les mains, on dessine et on se fait montrer les choses. On sourit, on sourit beaucoup. Pour montrer qu'on a compris, pour montrer qu'on a pas compris, mais surtout pour remercier l'hôte qui essaie d'expliquer à ce drôle de type qu'est le voyageur imprudent qui part découvrir le monde.

 

Dans la catégorie des langues difficiles à comprendre et auxquelles on ne peut pas vraiment se préparer, on citera la langue des enfants. Ils sont censés parler la même que leur parents, mais tout le monde sait que ce n'est pas vrai. Les enfants ont cette merveilleuse capacité de parler en coupant, distordant ou mâchant la moitié des mots. Quand le voyageur tombe sur une langue où les voyelles ont beaucoup d'importance comme le haya (une des langues d'une ethnie tanzanienne et ougandaise) cela peut donner des discussions intéressantes et de bons fous rire avec leur parents.

L'enfant: " haehi hohahé"  (ça veut sûrement dire "Qui c'est celui-là?" mais le voyageur n'en aura jamais confirmation)

Le voyageur lève les yeux au ciel et se tourne vers les parents: " sielewi!!!" ( = "pas compris")

Les parents, se baissant vers l'enfant et le mimant : "Haehé hohéhé! Hahéhhi hohohé!!"

Et tout le monde de rire à n'en plus finir...

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 09:00

C'est dimanche! Si on reprenait notre bonne habitude de "La photo du dimanche"? Promis pendant un bon moment je n'y dérogerai pas cette fois.

Une après-midi à Quito

Dans un tout petit restaurant où l'on achète le "quarto de pollo" pour 1 ou 2 dollars. Un joueur de guitare entre et chante pendant un dizaine de minutes. On se croirait presque à Cuba...

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 12:00
 

Une clameur se fait entendre au loin.

Les bruits habituels de la ville on cessé depuis un moment.

La rue est déserté des voitures et des passants.

Mais le bruit qui vient est inhabituel de si bon matin.


Au coin de la rue, contre les immeubles elle se détache nettement.

C'est une foule qui s'avance lentement.

Des slogans indistincts suivent ce tas de jeunes gens.

Regarde les attentivement maintenant

Regarde ce que disent leurs regards, leurs sourires... leurs soupirs

Dans leur attitude tu vois leur fatigue, mais dans leurs yeux : leur plaisir d'être là

A leurs poings tu vois leur détermination, tu comprends l'hésitation dans leurs pas.

Où vont-ils tu ne le sais pas


Nous sommes en colère sans être triste

Politiques sans oublier d'être poétiques

L'Assemblée nationale est devenue un théâtre bourgeois,

Alors Les théâtres bourgeois doivent devenir des assemblées nationales.

Ce soir nous brûlons les illusions,

Manifestations resistance insoumition

La haine à la haine répond


Mai 68 :dernière couche de peinture

Et ce connard nous parle de droiture

Il nous tend la main

Quand nous levons le poing


Peut-être que lorsque le dernier des sociologues aura été étranglé dans les tripes du dernier bureaucrate, on en aura fini avec ce qu'il appellent « des problèmes »?


Autour du visage un keffier

Dans nos yeux la fierté

Un pavé: La peur au bide

Un coktail: L'Envie de faire le vide


Les barricades barrent la route mais ouvrent le chemin

Peut-être bien  que tu verras pleurer des copains.

Ton rêve ne dureras peut-être pas jusque à demain

Alors Embrasse ton amour, mais ne lâche pas ton fusil

Sâche où tu vas mais n'y va pas

Désserre les dents mais serre les poings


C'est pas les girouettes qui tournent c'est le vent

Mais ce soir... c'est la peur qui change de camp.







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