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Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour "raconter le monde" et donner à voir ce que l'on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

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Attention, Reportage et Photo déménage !
Vous êtes encore nombreux à venir visiter Reportage et Photo, pourtant cette adresse n'est plus mise à jour. Si vous souhaitez découvrir mes nouveaux articles je vous invite à venir les voir sur Reportageetphoto.fr. Vous êtes donc cordialement invité à venir y découvrir toujours plus d'analyses d'images, d'histoires de reportages et de documentaires multimédia à cette nouvelle adresse, plus pratique et plus belle.
- Antonin Sabot-Lechenet
14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 23:02

Un petit morceau de musique Shaur juste pour le plaisir.


Les chansons de ces indiens d'Amazonie Equatorienne est emplie de sens. Elle parle des ancêtres, des esprits (lesquels se confeondent bien souvent : lorsqu'un "abuelo" meure, il devient un esprit) et des dieux de la forêt.

equateur540.jpg

Les Shuars chantent ses hymnes avec ferveur... même si c'est parfois devant des touristes qui ne comprennent pas ce qui se joue devant leurs yeux.


Ecoutez cette chanson. Elle parle de Tuna, l'esprit de la cascade. Il donne force et longévité, c'est tout ce que je vous souhaite. La fin de la chanson est un appel, un hommage aux autres tribus shuar.


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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:20

Le New York Times est un des meilleurs journaux américains. Cette image est issue de la sélection hebdomadaire qu'effectue le journal français Le Monde parmi les articles de ce quotidien d'outre-Atlantique.

La guerre d'Irak prend beaucoup de place dans ce journal. Sur ce conflit, comme sur d'autres, il publie beaucoup de photographies. Moins proportionnellement qu'un hebdomadaire comme Time qui bien sûr est renommé pour ses photos, mais sur la durée, il doit s'en approcher. 

La caractéristique principale de ses images est qu'elle proviennent le plus souvent de photographes "embedded" (littéralement "qui couchent avec les soldats" expression qui n'est pas sans double-sens) c'est-à-dire qui sont intégralement intégrés aux unités qu'ils prennent en photo. Nous reviendrons une autre fois sans doute sur ce que cela implique pour le photographe. Notons juste, en ce qui concerne la politique photo du New York Times, qu'elle diffère de celle de nombreux journaux qui utilisent principalement des photos d'agence. Or en Irak, pour des questions de sécurité, celles-ci sont prises par des photographes locaux ce qui change bien des choses.



NYTimes001.jpg

Cette photo créditée Michael Kamber n'est donc pas une simple photo d'agence qui couvre un élément particulier. De plus elle n'est pas utilisée dans un papier purement factuel. Elle est une illustration qui porte un sens en elle-même, complémentaire de l'article. L'article en question parle des troupes irakiennes, formées par les américains qui ensuite se retournent contre eux. Or ce n'est pas ce que montre la photo.

On y voit deux soldats américains, l'un au premier plan, faiblement éclairé et un autre au fond dont on ne distingue que la silhouette. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est que sans montrer quoi que ce soit de violent, cette image est comme oppressante, angoissante.

Cette impression est d'abord due à la lumière particulière de la scène. Elle est éclairée par les seules lampes de la rue, pas de flash pour éclairer le visage de ce soldat. Du coup ses lunettes de vision nocturne que l'on distingue mal le déshumanisent quelque peu. Autre aspect de la lumière: le capteur numérique, qui n'adapte pas la température de couleur comme le ferait l'oeil humain donne une couleur très jaune-orange à la scène, lui ôtant un peu de sa réalité.

Et puis surtout il y a le flou. L'oeil humain ne connait pas le flou (l'oeil en bonne santé du moins). Il n'est pas habitué à voire la réalité ainsi. D'autant moins lorsque c'est le sujet principal d'une image qui n'est pas net. C'est pourtant le cas dans cette image. Le soldat de premier plan est flou (techniquement ce flou est dû à une vitesse de prise de vue très lente rendu nécessaire par la faible luminosité).

Ainsi cette photo nous apparaît-elle très étrange, jusqu'à rendre l'atmosphère particulière de cette patrouille de nuit à Bagdad. Nous ne pourrons jamais connaître le sentiment de ces deux soldats en patrouille, mais nous sommes un peu perdus avec eux dans cette image qui nous dérange.

Cette photographie est issue d'une parution de presse, sa diffusion ici l'est à titre d'information et d'explication sur sa signification. L'auteur de ce blog tient à marquer son attachement au droit d'auteur.
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 03:26

La conduite Egyptienne est réputée... pour sa folie.
Je crois que les marquages au sol sont là uniquement pour faire joli.


egypte-route-web01.jpg

Le klaxon trouve toute son utilité puisqu'il permet de localiser les autres. Il y a même tout un code, une sorte de morse avec sa propre signification. Comme la plupart des modes de communication, cela va de "Je t'aime!" à "Fils de ..." . De quoi bien s'entendre en somme.

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 16:38
Alors que les libérations de prisonniers des Farc en Colombie viennent donner de l’espoir à la famille d’Ingrid Betancourt, la situation en Colombie est loin d’être réglée. De nouveaux acteurs viennent compliquer les rapports et les négociations entre le gouvernement du président Alvaro Uribe et les Farc qui détiennent de nombreux otages dont la franco-colombienne Ingrid Bétancourt.

 En marge des négociations avec les paramilitaires des Autodéfense Unies de Colombie (AUC) et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), de nouveaux groupes armés apparaissent en Colombie et reprennent les activités criminelles de leurs prédécesseurs, racket, trafic et enlèvement, explique un rapport de l’International Crisis Group.

Les négociations pour la libération des otages détenus par les Farc, forces d’obédience marxiste à leur création et désormais largement tournées vers le trafic de drogue, dépendent en partie de la position du pouvoir envers les paramilitaires des AUC. Ces milices armées avaient été créées justement pour lutter contre les guérilleros au début des années 1990. Très vite elles ont utilisé les mêmes armes mafieuses que les Farc, comme le racket et le trafic de cocaïne, la lutte entre les deux forces est alors devenue une concurrence pour le contrôle des régions productrices de coca. Jusqu’à aujourd’hui, les liens entre paramilitaires et armée régulière gênent considérablement les négociations entre le gouvernement et les Farcs.

Depuis 2003, un processus de démobilisation des paramilitaires a été engagé. 32.000 hommes ont ainsi quitté ces groupes armés, révélant par la même occasion l’existence de 3.700 charniers où seraient enterrées plus de 10.000 victimes du conflit colombien.

Le règlement du conflit ne semble pourtant pas à portée de main. Fin 2006, le gouvernement Uribe a durci les termes de la loi « justice et paix » (JPL). Plusieurs leaders des AUC ont alors quitté la table des négociations. Ils ont depuis créé de nouveaux groupes armés clandestins dénoncent les experts du groupe de recherche International Crisis Group. Dans le même temps, des gangs criminels commencent à occuper la place laissée par les AUC.

C’est le cas par exemple des « Black Eagles » présents dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec le Vénézuela, ou de l’Organisation nouvelle génération (ONG) et de Rastrojos dans le sud-est, à la frontière équatorienne. Le gouvernement ne semble pas encore prendre ces groupes au sérieux et estime leurs forces à 3.000 hommes. Des membres de la société civiles avance plutôt le chiffre de 10.000.

Certains de ces groupes sont les successeurs des anciens cartels de trafiquants de drogue comme le Cartel de Cali. La différence avec ces anciens gangs est qu’ils commencent à occuper le territoire colombien à la manière des AUC et des Farcs. Ils pratiquent alors le racket des entreprises et le trafic de drogue. Le business des enlèvements est aussi très actif. Ces nouveaux groupes vont jusqu’à sortir de la Colombie pour prendre des otages et en tirer des rançons. Les « Black Eagles » franchissent régulièrement la frontière Vénézuélienne et le groupe ONG n’hésite pas à entrer en Equateur pour y capturer des otages expliquent des habitants sur place.


Le rapport de l'International Crisis Group
.
Le site des Farc.
Autre source précieuse: Le Conflit armé en Colombie, par Pietro Lazzeri

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 00:30
Fut un temps où les étudiants photographes, aspirant photoreporter en particulier, s'envoyait une bonne blague pour se moquer les uns des autres : "Tu seras photographe au Monde". L'astuce étant qu'à l'époque, Le Monde ne contenait pas de photos.

Les temps ont bien changé et, sans parler du Monde 2, très bien fourni en la matière, le quotidien du soir publie de plus en plus de photos.

Ces images se contentent de moins en moins d'être de simples illustrations.

Pour preuve ces deux portraits de Jean-David Levitte, "Monsieur diplomatie" (dixit le journal) publiées dans l'édition datée du 7 juin et réalisées par Olivier Roller, photogra^phe portraitiste.

La photo de Une est très proche d'un portrait de mode : éclairage léché, regard dirigé ( c'est-à-dire que le photographe demande à la personne de regarder dans une certaine direction en fonction du sens qu'il veut donner à l'image) et fond de studio.
A elle seule cette image diffère des photographies d'hommes politiques que l'on voit fréquement (soit en meeting, soit en déplacement, pour ne pas parler des médaillons que propose la presse économique).

mondeweb001.jpg


De plus, cette photo n'est pas seule. La photo à l'intérieur du journal est encore plus intéressante. Elle montre "l'envers du décor", ou plutôt ce qu'il y a hors du cadre de cette photo de Une :

mondeweb003.jpg

Cette photo à l'intérieur du journal a un rôle important. En montrant l'"à côté" de l'image de Une, elle contribue à la démythifier. Elle montre comment elle est fabriquée et donc elle prouve qu'elle est une construction.

Ces deux images proposent un dialogue entre ce que l'on croit voir et ce qu'on n'aurait pas du nous montrer.

Sans vouloir aller trop loin, elle pose aussi peut-être la question du portrait écrit. Dans le papier écrit, on ne verra que ce que le journaliste a bien voulu écrire... comme si l'on avait eu que la photo de Une.


Le site du Monde.
Le site du photographe Olivier Roller.

Ces photographie sont issues d'une parution de presse, leur diffusion ici l'est à titre d'information et d'explication sur leur signification. L'auteur de ce blog tient à marquer son attachement au droit d'auteur.
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 20:23


L'hebdomadaire Courrier International publie un très beau hors-série intitulé "Fiers d'être Indiens".

De très nombreux articles parlent de presque tous les indiens du continent américain, depuis les Inuits aux Quechas. Je dis presque car, petit bémol, les Indiens d'Amazonie ne sont représentés que par les Indiens du Brésil. Les Shuars par exemple sont absents. Seuls les Guaranis (ou Waorani) ont droit à un tout petit encadré (de plus c'est une ethnie présente depuis l'Equateur jusqu'au Brésil).

Autre petite réserve sur les photos. Il y en a peu et la revue ne compte qu'un seul reportage photo en tant que tel (il se rapproche de plus de l'esthétique publicitaire avec un grain très particulier et des images qui semblent retouchées par ordinateur, on aime ou pas).

courrier-web1.jpg

Grande qualité en revanche des articles... ceux-ci ayant parfois déjà été publiés. Mais comment se lasser de l'article Guaipuro Cuauhtémoc, chef indien aztec, qui demande à ses "frères européens" de lui rembourser  la dette contractée par les conquistadores et consignée consciencieusement dans Les Archives des Indes.
Avec des intérêts courant sur 400 ans, le FMI n'a qu'à bien se tenir !
 

 

Le site de Courrier International
On peut trouver le texte de Guaipuro Cuauhtémoc sur de nombreux sites dont celui-ci.
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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 12:16

fazal-sheikh-02.jpg



"Je rêve de mes garçons, je rêve que je les nourris, que je joue avec eux. J’aimerais être capable d’oublier le passé, mais chaque fois j’en ai le coeur brisé. Quand je rêve de Krishna, quand je danse avec lui, quand je chante et l’adore, je ne souffre plus."













Moksha, c'est une sorte de paradis pour les Hindous. Il ressemble à celui des boudhistes en cela qu'il permet une fois pour toute d'échapper au cycle des réincarnations. Pour échapper à leurs vies futures, des centaines de femmes indiennes fuient leur vie actuelle pour se rendre dans la ville sainte de Vrindavan. Là elles apprendront à se détacher de leur individualité, de leur indentité même pour que Krishna leur donne Moksha...
Fazal Sheikh, lauréat du renommé prix Henri Cartier-Bresson nous offre ici un regard fort et bouleversant sur la société indienne et sur ses femmes tellement fatiguées qu'elle quittent tout pour un espoir de vie
meilleure dans l'au-delà.


La deuxième partie de l'exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Ladli, est encore plus émouvante. Il s'agit de portraits de jeunes filles abandonnées ou volées. Réduites à mendier ou à se prostituer pour vivre dans une Inde qui ne veut pas d'elles. Où l'on ressent toute la crauté de cette publicité pour l'avortement des filles : "Dépensez cinq cents roupies aujourd’hui, économisez-en cinquante mille demain. "

fazal-sheikh-03.jpg



« Moksha » & « Ladli », Fondation HCB, Paris, 10 mai – 26 août 2007
2, impasse Lebouis, 75014 Paris
du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30
le samedi de 11h00 à 18h45
nocturne gratuite le mercredi de 18h30 à 20h30
fermé lundi et jours fériés


Le site de Faza Sheikh
Le site de la Fondation Henri Cartier -Bresson
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 20:50

Je me permets un petit message personnel (pas tant que ça quand on y réfléchit en fait). Ce blog se veut un blog de journaliste reporter (en devenir), mais il n'y a pas de raison que je n'en profite pas parfois pour exprimer certains de mes sentiments.
J'ai toujours pensé que les journalistes devaient exercer de manière honnêtement subjective puisqu'ils ne peuvent pas être objectifs. Je me permets ici une petite entorse au principe qui veux que nous n'apparaissions pas dans nos articles.

Je vous présente donc le blog d'une de mes amies (je suis fier de l'appeler mon amie) égyptienne.
Blogger, en France, ce n'est rien. Rien de plus en tout cas que de parler dans la rue, que de montrer ses photos à des amis.

Il est des pays ou s'exprimer par ce média est un acte fort. Presque un acte de résistance. Je n'ai  finalement pas besoin d'en dire plus, je vous présente ce site et ce petit texte traduit par mon amie Nora. Tous les "prix  Rotary" ou "Paris Match" ne valent pas grand'chose par rapport à la peur de voir des amis emmenés.



Merci Nora de faire ce que tu fais. 

Voici un autre blog d'un autre de mes amis qui fait preuve de ce même courage. Allez y jeter un oeil!

egypte-blog-2.jpg


Pour aller sur les blogs, cliquez sur les images.
Pour éclaircissement sur ce qui arrive parfois aux bloggeurs égyptiens: le cas de Karim Amer.
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 22:52

Libération, dans son édtion du lundi 4 juin, nous propose une très belle image en provenance de Colombie.
Le contexte est celui de l'annonce, par l'actuel président Alvaro Uribe, de la libération probable de nombreux membres des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), groupe en guerre avec le pouvoir depuis plus de 40 ans.

Les Farc détiennent elles-mêmes de nombreux otages (dont Ingrid Betancourt bien sûr), mais ici il s'agit de leurs prisonniers, incarcérés dans les prisons gouvernementales. Afin de préparer cette éventuelle (rien n'est encore sûr, et Uribe n'en serait pas à son premier coup de bluff) libération, les prisonniers ont été rassemblés dans la prison de Chinquinquirà, au nord de Bogota, la capitale colombienne.

C'est là qu'a été prise cette merveilleuse et très forte image.


libe-colombie-001.jpg
crédit photo: Daniel Munoz/Reuters

Je dis merveilleuse car elle a deux caractéristiques principales qui sont assez rares dans des images de presse. 

La première carctéristique est esthétique. C'est une image couleur, mais comme on le voit elle est presque monochrome. Le scan renforce cette impression, mais la version papier garde ce rendu presque noir et blanc. Quelques reflets verts viennent modifier cet aspect. Seul le visage est vraiment en couleur. Ainsi seul le visage est vivant, ce qui l'entoure apparaît du coup comme inhumain et appartenant à un autre monde.

On en vient donc au deuxième aspect de cette photo qui contribue à lui donner toute sa force: Cette partie inhumaine est une autre image. Cette photo contient en fait deux images. La première, c'est celle de ce prisonnier qui entrouvre le rideau de son bus. La deuxième c'est celle des barbelés qui se reflètent sur la vitre du fourgon qui l'emmène. Sans parlé de tout l'imaginaire auquelk peuvent renvoyer de tels barbelés, le jeu et le discours du photographe sont très forts: il nous montrent
ce que voit ce prisonnier, et ce qu'il voit l'enferme en même temps.

Un jeu de reflets qui donne un sens profond à cette image.


Cette photographie est issue d'une parution de presse, sa diffusion ici l'est à titre d'information et d'explication sur sa signification. L'auteur de ce blog tient à marquer son attachement au droit d'auteur.

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 08:28
A Bukoba en Tanzanie, on aime le football.



Un match s'organise au pied du monument de la guerre Ouganda-Tanzanie. anti_bug_fck
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