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Qui parle?

Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour "raconter le monde" et donner à voir ce que l'on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

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Attention, Reportage et Photo déménage !
Vous êtes encore nombreux à venir visiter Reportage et Photo, pourtant cette adresse n'est plus mise à jour. Si vous souhaitez découvrir mes nouveaux articles je vous invite à venir les voir sur Reportageetphoto.fr. Vous êtes donc cordialement invité à venir y découvrir toujours plus d'analyses d'images, d'histoires de reportages et de documentaires multimédia à cette nouvelle adresse, plus pratique et plus belle.
- Antonin Sabot-Lechenet
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 19:31
 
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le neuvième épisode de la série des disques du vendredi soir, on reste en URSS. On est toujours en 1987 pour un grand moment de musique (encore plus que la dernière fois). De quoi se détendre après le débat passionné du web 2.0.
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 

vesyolye.jpg

La pop russe a l'avantage de ses inconvénients. Le problème est que quand on est pas russophone, on ne comprend pas tout ce qui se trame derrière une chanson dont le refrain est "Automobile, automobile, automobile..." (Si quelqu'un comprend le reste je suis preneur).


vesyolye-verso.jpg
En tout cas cette fois je ne vous embêterai pas trop à parler par dessus la musique.

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans C pas d'la confiture - C d'la culture !
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:00

Le Centre de formation des journalistes (CFJ) prend le virage du numérique. Dès cette année, la filière « écrite » est officiellement remplacée par la filière « multimédia ». Une reconversion qui ne va pas sans heurts.


L'an dernier déjà, la réforme était sur les rails. La filière de formation à la presse écrite du CFJ allait petit à petit laisser la place à une filière « multimédia ». Une évolution de raison à l'époque du numérique, expliquaient la direction et certains intervenants. En cette rentrée, la bascule a eu lieu. Mis à part les quelques dinosaures qui choisiront l'option « agence », les autres candidats à l'écrit partiront pour l'aventure numérique.


En elle-même, l'idée n'est pas sotte. Vues les difficultés de la presse aujourd'hui, elle est au contraire pleine de bon sens et sûrement éclairée de discussions avec les responsables de médias qui cherchent de plus en plus de profils « multimédias ». Mais la rapidité, la brutalité et l'absolutisme du changement en ont froissé plus d'un, rue du Louvre.


« Utilisez-vous Netvibes? Des flux RSS? Facebook? MySpace? Wiki? Ziki? Twitter?... » la liste est longue d'applications web inconnues des aspirants journalistes. Et les tenants du tout multimédia de s'extasier devant l'attitude rétrograde de cette « pourtant jeune » génération. Pendant plusieurs jours, certains parmi les papes de cette nouvelle façon de communiquer se relayent devant les élèves éberlués de voir qu'en été tout ce qu'ils ont appris a disparu, que le papier est mort (ou presque) et que radio et télévision ne vont pas tarder à suivre sous les coups de bouttoir d'Internet. Lorsque l'un d'entre eux s'insurge (le même que celui qui vous parle en ce moment et qui pourtant tient un blog pas encore complètement has been), tout le « réseau social » se fend d'un commentaire ravageur...

Une vieille machine à écrire, un polaroid, des ordinateurs et un téléphone portable... l'avenir ne doit pas se construire en brûlant tout ce qu'il y a eu avant.
Une vieille machine à écrire, un polaroid, des ordinateurs et un téléphone portable, le tout présenté sur un blog... l'avenir ne doit pas se construire en brûlant tout ce qu'il y a eu avant.

Oui, les choses changent. Non, nous ne voulons pas faire le même journalisme que nos grands-parents ni partir en Irak avec une machine à écrire de douze kilos. Mais nous ne voulons pas non plus nous taire face à des tenants de l'ultra-économisme. Car au bout de leur raisonnement il y a l'impossibilité de partir en reportage ou en enquête, tout simplement parce que cela coûte plus cher que de copier des dépêches d'agences (ce à quoi un des intervenants a répondu, en tout franchise: « Mais vous êtes-sûr que ça sert à quelque chose de partir en reportage en Somalie? », après avoir expliqué qu'il voulait être journaliste avant d'avoir découvert qu'il y avait « du blé à faire ailleurs » sic).


De coup de massues en coup de massues, nos jeunes journalistes ont pourtant découvert la magie des agrégateurs de flux RSS... ce qui va permettre ici de vous proposer des brèves mise à jour très rapidement à partir d'infos pas forcément accessibles facilement. Comme quoi il y a du bon partout et que notre rôle est aussi de savoir nous adapter à de nouvelles choses pour enrichir notre métier et en faire profiter le public.

Si vous n'avez pas compris la moitié des mots de ce billet, ce n'est pas grave. La magie des liens va vous permettre de tout comprendre... si vous avez du temps.
 

Voir aussi: Ma vieille machine à écrire 

Edit le 23 oct : Le filière "écrite" ne s'appelle en réalité pas "multimédia" à partir de cette année. Elle s'appelle, comme l'an dernier la filière "écrite multimédia", mais son contenu a été largement renforcé dans la connaissance des outils numériques avant même le choix de la spécialisation qui a lieu au CFJ en novembre. Les étudiants réalisent toujours deux magazines papiers avant de plonger dans la toile. 

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans Elles sont pas fraîches mes nouvelles
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 08:37

Une croix au-dessus d'un pont. Pour ne rien risquer en le traversant ? Pour se protéger de ce qu'il y a derrière ? Derrière, il y a la forêt amazonienne, dense et profonde. Encore plus impressionnante sous le brouillard et la pluie battante qui donne une couleur intense à la végétation.

Derrière, il y a la forêt amazonienne, dense et profondeEquateur, 2006

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans Humeur et poésie
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 19:00
 
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le huitième épisode de la série des disques du vendredi soir, on part dans un pays peu connu pour ses rock-stars. On est en 1987 en URSS... un grand moment de musique
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 

Il existe de nombreuses formes de résistances. De nombreux groupe de musique se disent engagés. Les paroles de leurs chansons comportent des messages politiques ou des revendications sociales.

Certains n'ont pas besoin de ça. Pour  les musiciens  vivant sous certains régimes, c'est le simple de fait de faire de la musique qui est un acte d'indépendance.

aquarium-01.jpg


C'est le cas du groupe Aquarium par exemple. Question rythme et mélodie, on repassera, question style de vie et risque encouru à chaque nouvel album par contre on est obligé d' voir une grande qualité.

aquarium-02.jpg

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans C pas d'la confiture - C d'la culture !
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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 21:19

A la fin du mois de septembre, une grève a éclaté dans la ville de Mahalla. Un véritable soulèvement populaire qui illustre le malaise de toute une région. Près de 24.000 ouvriers sont descendus dans la rue crier leur mécontentement, leurs salaires trop bas, leur manque de protection sociale , de soins médicaux et le non-paiement de primes pourtant maintes fois promises.

En mars déjà, 27.000 ouvriers de la ville Mahalla avaient fait une longue grève pour défendre leurs droits. En avril, ceux de Kafr El-Dawar avaient suivi. Cette fois encore ils leur ont emboîté le pas.

A Kafr El-Dawar, les trains de première classe ne s'arrêtent pas et l'on traverse les voies à pied.

 

A Kafr El-Dawar, les trains de première classe ne s'arrêtent pas et l'on traverse les voies à pied.

Le Nord du delta du Nil est connu pour ses usines textiles. De Mahalla à Kafr El-Dawar, de nombreuses villes ne vivent que de cette industrie. Ces cités ouvrières sont de véritables oubliées. Oubliées du gouvernement, du développement et des infrastructures. Ce sont les oubliées du textile.

 

Les gosses jouent au foot le long des quais de la gare, où les gens traversent l'unique voie à pied. Il n'y a presque pas d'éclairage public. En avril, un membre du mouvement de grève expliquait qu'il n'attendait rien des négociations avec les patrons. Après une longue grève, les ouvriers espéraient obtenir une part dans les profits des entreprises textiles.

 

Apparemment, leurs revendications n'ont pas été entendues. Elles sont les mêmes aujourd'hui qu'hier. Ils ne gagnent toujours que 250 à 500 livres égyptiennes par mois (environ 30 à 60 euros) pourtant leur entreprise est la plus grosse du secteur. Cinq d'entre-eux ont été arrêtés pour avoir incité les autres à cesser le travail.

 

Les dirigeants font pression sur ceux qu'ils considèrent comme les leaders. L'ouvrier de Kafr El-Dawar qui m'avait parlé en avril m'avait demandé de ne pas le prendre en photo. Manifester en Egypte n'est pas un acte gratuit. La présence policière et la surveillance des individus est très forte dans ce pays. Il ne faut donc pas se méprendre devant de tels mouvements de protestation. Leur répétition et leur ampleur montre qu'il s'agit de l'expression d'un désespoir énorme, d'une révolte populaire qui couve chez les habitants des villes oubliées du delta.

A lire :
Un artice de l'Institut de recherches internationales et stratégiques
Deux articles d'Al-Ahram Hebdo: l'un sur les grèves de mars, l'autre sur celles de septembre
Un article de Reportage et Photo sur les bouleversements dans le Delta du Nil

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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans Tintin grand reporter
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 08:27

En Tanzanie, il faut enlever ses chaussures avant de rentrer dans la salle de classe. Surtout dans la brousse où la latérite s'infiltre partout et sali tout. Les petites tongs de toutes les couleurs des enfants restent donc à la porte, et la terre rouge des chemins aussi. A l'école justement, on est pas dans la brousse.

Enlève tes chaussures...Région de la Kagera, 2004

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 11:39
Bonjour à tous,

un petit problème technique bloquait le son hier sur Reportage et Photo. Normalement, aujourd'hui cela fonctionne. Je vous invite donc à aller écouter les chants de l'Irlande révoltée.

Si vous n'avez pas encore entendu les chants des travailleurs du rail américains, jetez-vous dessus. Le premier chant est celui d'un homme qui annonce la destination des trains! La jeune femme de la SNCF a des leçons à prendre!
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Published by Antonin Sabot-Lechenet - dans Vie du blog
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 22:37
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le septième épisode de la série des disques du vendredi soir, on avance dans le temps. On est en 1975 en Irlande du Nord, peu après le massacre du Bloody Sunday. Les chanteurs et musiciens s'engagent dans la lutte avec leurs armes. 
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 



Les "No property men" n'ont que leur voix pour se battre. Pourtant la pochette de leur disque "England's Vietnam" est sans équivoque. Longtemps avant l'Irak, l'Irlande est le Vietnam de l'Angleterre. Une terre de comprimission et d'erreurs violentes, une tere où il y a tout à perdre à se comporter en tyran.

england-vietnam-01.jpg

Pourtant il faudra longtemps aux dirigeants anglais pour s'en rendre compte. Aujourd'hui encore, la paix n'est peut-être pas définitive tant les deux camps comptent encore de nombreux extrémistes.

 

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 09:18

"Un macho ! Un macho ! Ocho dollares!..." Un mâle, un mâle pour huit dollars, crie un homme à travers la fenêtre.
Le bus part de Quito en ralentissant à presque tous les croisements pour prendre un ou deux passagers supplémentaires. Les vendeurs à la sauvette le savent et s'y placent pour écouler leurs dulces, glaces au yaourt et autre confiseries. Par la fenêtre il faut faire vite pour prouver la qualité de la marchandise. L'action passe dans le cadre de la fenêtre comme un travelling bancal au cinéma.
Lui vend un chien. Un mâle. Cela fera une bouche de moins à nourrir et quelques dollars pour la semaine.

"Un macho ! Un macho ! Ocho dollares!..."
Quito, Equateur, 2006

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 21:06
Dans l'armoire de mes parents,     
  il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi soir, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Pour le sixième épisode de la série des disques du vendredi soir, on retrouve un des disques de la Bibliothèque du Congrès américain. On est à la fin des années 1930 et un homme recueille les chants des travailleurs des chemins de fer avant qu'ils ne disparaissent. 
Pour en profiter, allez mettre en route le lecteur en bas de l'article.
 



Le second conservateur des archives des chansons populaires de la Bibliothèque du Congrès Américain était un fan des trains.  Son poste lui a permis de servir sa passion en compilant quelques unes des chansons de travailleurs des chemins de fer parmi les plus représentattive de la fin du 19° siècle.

railroad-01.jpg

Incroyable folklore dans lequel la liste des noms de gares devient un chant (la première chanson du disque). Folklore oublié aujourd'hui mais qui a marqué bien des générations de folk singers.

On y entend les coups de masse sur les rails, les chariots qui transportent le fer et les bruits des wagons. Si l'imagination des chanteurs qui travaillent sur les chemins de fer a une frontière, c'est au sens américain du mot. "Frontier" n'est pas une limite, mais un horizon qu'on attend d'aller découvrir.

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