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Le But du Je:
"... Aujourd’hui étudiant en école de journalisme (au CFJ à Paris), j’essaie d’apprendre les bases du métier qui me semble le plus à même de raconter le monde. Pour Kapuscinski (toujours) le reporter est celui qui va parler aux gens..."

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Vendredi 10 novembre 2006

« Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. C’est dans cette optique que je vois ma vie.
Les voyages, ça vous prend un jour sans vous prévenir et puis ça ne vous lâche plus
. Vous épinglez une grande mappemonde à côté de votre lit et vous mettez des points rouges là où vous êtes allé.
Kapuscinski, ancien grand reporter polonais, met exactement le doigt sur ce qui m’anime. Ses livres où il parle de tous ses reportages, Inde, Chine, Afrique surtout, éveillent en moi une fièvre particulière, l’envie pressante de prendre ma valise et de partir.
Mais le voyage, mes voyages, je ne les veux pas anodins. Hérodote ne va pas se reposer lorsqu’il voyage explique l’ancien journaliste. Il va découvrir, apprendre des choses pour pouvoir les
raconter à ses contemporains
. C’est bien ce que je compte faire… par tous les moyens.

Aujourd’hui étudiant en école de journalisme (au
CFJ
à Paris), j’essaie d’apprendre les bases du métier qui me semble le plus à même de raconter le monde. Pour Kapuscinsky (toujours) le reporter est celui qui va parler aux gens. Il se base sur la mémoire orale de ses contemporains pour expliquer le monde. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

Pour raconter, je souhaite utiliser une multitude de moyens. Bien sûr il y a d’abord l’écriture. C’est ce que je suis en train d’apprendre et c’est le moyen qui a priori permet d’éviter le malentendu.
Mais il y a aussi la
photo
. Le moyen qui me tient à cœur depuis l’album de Reporters Sans Frontières sur William Klein. Avec ses photos au grand angle, floues si ça bougeait, noires s’il faisait sombre.
Après, il y a eu les photos de
James Nachtwey, le photographe de guerre. Toujours au grand angle, de très près, il montre les gens et leur histoire. Ce fut la révélation ; un peu comme Kapuscinsky. Il apporte la réponse à la question que l’on se pose tous : cela vaut-il le coup de se bouger pour faire ce que l’on veut ? Oui mille fois oui. Donc partir et raconter, toujours plus près du sujet.

par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Vie du blog ajouter un commentaire commentaires (9)   
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