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Le But du Je:
"... Aujourd’hui étudiant en école de journalisme (au CFJ à Paris), j’essaie d’apprendre les bases du métier qui me semble le plus à même de raconter le monde. Pour Kapuscinski (toujours) le reporter est celui qui va parler aux gens..."

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Vendredi 31 août 2007

"Dans l'armoire de mes parents, il y a de vieux disques." C'est ainsi que s'intitule une série d'articles que j'ai préparée cette été. La semaine prochaine (cette semaine déjà pour les plus jeunes), c'est la rentrée. Alors je vous livre dès ce soir le premier numéro de cette exploration musicale du passé proche. 

Tous les vendredi soir, je vous propose un nouvel article, un nouveau disque à découvrir. Avec des extraits sonores et un commentaire enregistré, Reportage et Photo tente de prendre une dimension multimédia supplémentaire. 

J'espère que cela vous plaira.

par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Vie du blog ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 31 août 2007
  Dans l'armoire de mes parents,     
   il y a un vieux disque...      
        
Tous les vendredi, Reportage et Photo vous propose de découvrir un vieux  vynil, en son et en images. Voici le premier épisode de la série des disques du vendredi soir. Ce n'est que le début de la série, j'espère qu'elle va vous plaire.       
Pour en profiter, allez d'abord mettre en route le lecteur en bas de l'article.


Dans l'armoire de mes parents, il y a un vieux disque qui a un peu perdu ses couleurs. Sur la pochette, il y a vieil homme qui parle, les yeux dans le lointain...

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Dans le livret, il y a de vieilles photos jaunies...

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... l'une d'entre elles est la seule photo connue de Crazy Horse:

black-elk-01-crazy-horse.jpg

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par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 30 août 2007

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Formée il y a deux ans, la  Fondation Phénix  reste un groupe confidentiel et underground. C'est pourtant la formation la plus inventive de la scène stéphanoise.

De gauche à droite : Lorrain, Lorrain, Mickaël, Clément, Hugo, Adrien, Hugo, Mickaël, Clément et Adrien
 

L
a Fondation Phénix fait dans le métal agrémenté de rap. Un style violent et pas forcément facile à écouter au premier abord. Pourtant les membres de la Fondation sont loin justement de se prendre au sérieux. En les voyant dans un bar, on penserait plus à une bande de potes en train de faire les idiots qu'à un groupe de musique en train de répondre à une interview.

Leur histoire commence il y a deux ans. Les membres se sont rencontrés au fil des concerts de leurs groupes précédents et décident de monter un projet ensemble. L'idée de départ est simplement de mélanger du rap et de vrais instruments, rien de bien révolutionnaire. La suite sera autrement plus excitante.

"Vas-y, on fait des drôles de têtes sur les photos!"


« Un truc un peu particulier s'est passé avec cette réunion d'individus », explique Hugo, l'un des deux guitaristes. « C'est un peu par hasard, mais il y a une alchimie particulière qui s'est dégagée ». Une alchimie qui a poussé la Fondation Phénix sur des pentes peu explorées du métal et du rap. Leur musique sait ce faire tantôt violente tantôt mélancolique. Leurs mélodies sont parfois très « carrées » et construites au métronome comme l'exige le métal traditionnel et parfois complètement explosées comme une sorte de kaléïdoscope appliqué à la musique.

On ne ressort pas indemne de l'écoute de leur premier disque quatre titres. En vente nulle part, mais écoutable partout, c'est une première étape en attendant un album en préparation, prévu pour le début 2008.

 

Multiforme mais cohérentUne statue peu conventionnelle

« Lorrain lui, il est juste là pour faire des grimaces » explique Clément, quand son ami répond à côté à une question. Ils sont cinq à se marrer autour d'une table. Les cinq membres de la Fondation phénix ne font pas de manières et expliquent leur parcours sans se prendre la tête et surtout sans s'inventer une attitude.

Par exemple, Adrien (chant) ne fait pas de secret sur ses évolutions musicales et sur sa manière d'écrire. Comme beaucoup de rappeurs, il commence par s'inspirer du groupe marseillais Iam et du rap américain. Très vite il passe à des textes politiques. Vient désormais le temps d'une écriture plus introspective, souvent sombre. Il arrive à passer d'un chuchotement mystique qui fait tendre l'oreille à un rap puissant qui fait secouer la tête et se transforme parfois en cri remuant les entrailles du public.



A y écouter de plus près, chaque instrument fait de même dans ce groupe multiforme. C'est ce qui donne une cohérence. Chacun transmet des émotions qui s'affrontent mais se complètent pour finalement révéler un peu de la complexité humaine. Le résultat est tantôt violent, tantôt bouleversant. La Fondation Phénix fait renaître rap et métal après les avoir détruit par le feu.

 

 Un métaleux avec une grosse barbe et des des gangstas un peu maigrelets, c'est la fameuse "alchimie" de la Fondation PhénixUn métaleux avec une grosse barbe et des des gangstas un peu maigrelets, c'est la fameuse "alchimie" de la Fondation Phénix

Un ensemble artistique complet

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/ Clément Rhétorie

Les groupes de musique « violente » veulent souvent se donner une image en adéquation avec leur style. On observe alors des rangées de visages sombres et fermés et des graphismes torturés ou ensanglantés. La Fondation phénix s'en moque et se moque d'elle-même. « On ne se prend pas trop au sérieux » confirment-ils. Espace d'expression presque autant que la scène, leur site « Myspace » est un happening permanent. S'y côtoient des portraits déformés des membres du groupes et des dessins naïfs. Les membres de la Fondation y font aussi preuve d'un humour pour le moins décalé. Acides, ils s'attaquent sans donner l'air d'y toucher à la fois aux clichés du métal et du rap, mais aussi à un certain air du temps qui donne de l'importance à des choses futiles. Dans un joyeux fouillis ils envoient tout en l'air et proposent « une opération Okavango » à Nicolas Hulot.


Lien: Le site "LeurEspace" de la Fondation Phénix

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Le Hasard, La Fondation Phénix, 2007.
 

Apocalypse, La Fondation Phénix, 2007
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par Antonin publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! ajouter un commentaire commentaires (2)   
Dimanche 26 août 2007

Une des écoles de filles de l'association Partage Tanzanie dans la Kagera (au nord-ouest de la Tanzanie). Elles y apprennent à coudre, à faire des paniers, à faire la cuisine. Tout ce dont elles auront besoin pour s'occuper de leur foyer, puisqu'elles devront tout y faire. Leur mari lui, discutera, ira couper les régimes de bananes une fois par semaine...

--cole-tanzanie-afrique-09-copie-1.jpg

Du coup, il y a aussi pas mal de règles à apprendre.

par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Humeur et poésie ajouter un commentaire commentaires (2)   
Vendredi 24 août 2007

Le conflit israélo-palestinien est l'un des plus couverts médiatiquement au monde. Il n'y meurt pas une personne qui ne soit décomptée par une agence de presse. Je ne souhaite pas ici prendre parti pour l'une ou l'autre des forces en présence, mais vous présenter cette image très forte publiée dans l'International Herald Tribune daté de samedi-dimanche 11-12 août.

Elle présente un nouveau mur de séparation en construction, en plein milieu d'une autoroute. Ainsi la route (qui entoure Jérusalem Est), propose une voie pour les Israéliens et une voie pour les Palestiniens.


L'image qu'en tire Rina Castelnuovo est pleine de symboles.

palestine-mur-herald-tribune.jpg

Bien sûr, on voit le mur lui-même. En imitation de pierres de Jérusalem, il partage en deux aussi bien l'image que les terres (une notion fondamentale dans ce conflit).

Mais c'est aussi l'image de la route qui est très importante dans cette photographie. Souvent, de manière assez évidente, la route montre le chemin à suivre, elle contient un espoir et ouvre une perspective dans l'image. Si on place quelqu'un dans l'image, sur cette route, c'est pour représenter son mouvement (en plus de donner la dimension humaine du paysage). Ici la route semble ne pas aller bien loin et l'homme qu'on nous présente n'avance qu'à petit pas. Dans cette immense autoroute il a plus l'air de se perdre que de se diriger vers un avenir radieu.

Le fait que la route soit prise de face est important dans cette impression que cette route (toute rapprochement avec une certaine "feuille de route" n'étant pas exclu) ne mène nulle part. En effet, de cette manière, elle part tout droit dans l'image et semble s'y arrêter à mi-chemin. Dans l'image, le symbole est fort et sûrement pas involontaire, elle sépare deux territoire plus qu'elle ne relie un point à un autre (ce qui serait le cas par exemple si, prise de plus loin, elle se dirigeait vers un coin de l'image ou si elle atteignait l'horizon).

Et puis il y a tous ces petits chemins sur le bord de la route. On ne sait pas trop où il vont. Ils sont là, mais sont beaucoup moins facilement praticables et plus sinueux. Sinueux, peut-être comme le chemin de la paix et non pas droit comme une autoroute de séparation.


Rina Castelnuovo, International Herald Tribune daté samedi-diamnche 11-12 août 2007
Cette photographie est issue d'une parution de presse, sa diffusion ici l'est à titre d'information et d'explication sur sa signification. L'auteur de ce blog tient à marquer son attachement au droit d'auteur.

par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Inside the Picture ajouter un commentaire commentaires (0)   

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