En Egypte, il y a des gardes partout. Ils attendent dans la rue, sans rien dire. Ils n'ont pas d'uniforme car ils ne sont que de simple informateurs (censés
être discrets)... ce soir là, celui qui devait être là a du en avoir assez.... la bibliothèque d'Alexandrie n'a peut être pas besoin de lui pour être surveillée.
par Antonin Sabot-Lechenet
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Humeur et poésie
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"Pour un petit oiseau, tu en mets juste sur la pointe. Pour un singe jusque là." Luìs montre la taille de son ongle. "Pour un homme il faut en mettre comme la
phalange... c'est un poison très puissant!" S'ils ne s'en servent presque plus, tous les shuars en connaissent la recette. Ils n'ont abandonné la chasse à la sarbacanne qu'il y a
peu de temps.

A l'heure où les enfants occidentaux ne savent plus d'où vient la nourriture qu'ils avalent, les Shuars abandonnent à peine leur mode de vie séculaire de chasseurs-cueilleurs.
Dans cette tradition, la sarbacanne a une place prépondérante.
L'outil le plus important à l'heure actuelle dans la forêt amazonienne est la machette. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Les habitants de la selva ne connaissent le fer que depuis
peu et cet instrument correspond à un mode de vie qui cherche à domestiquer la forêt, la couper plus facilement et à y cultiver de quoi subsister.
Lorsque les Indiens étaient des chasseurs-cueilleurs, ils se faufilaient entre les arbres plutôt que des les couper. La sarbacane était alors le meilleur moyen pour apporter de la
nourriture.

Les sarbacanes des Shuars nécessitent beaucoup de travail. Ils coupent d'abord deux longs morceaux de bois. Ils sont ensuite rainurés, puis frottés ensemble pour bien
s'assembler. A l'intérieur, il y a un petit tube en bambou. Le tout en attaché par un liane finement serrée puis étanchéïsée par une sorte de goudron. Ici, Luìs répare une sarbacane avant une
cérémonie.
Celles des Shuars sont impressionnantes. Elles mesurent plus de trois mètres de haut. Tous jeunes, les enfants s'exercent sur de petits modèles, découpés dans les grands. Les
adultes sont encore capables de tuer un oiseau en haut d'un arbre de vingt ou trente mètres.
Les animaux n'entendent pas les petites flèches, taillées dans du bambou, arriver. Ils ne se rendent comptent qu'ils sont pris pour cible qu'une fois que la flèche les
a dépassés... s'ils ont de la chance. Les humains non plus d'ailleurs ne l'entendent pas. Les Shuars avaient pour habitude de régler leurs comptes en se cachant non loin de la
hutte de leur ennemis, au réveil, les mauvais rêves de la victime devenaient réalité au sortir de chez lui.
par Antonin Sabot-Lechenet
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Tintin grand reporter
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Voici une image de cyclisme comme on en voit peu. Une fois n'est pas coutume, elle est issue d'un quotidien de presse régionale, La Tribune- Le Progrès, du groupe Le Progrès.
Ces quotidiens, pour leur traitement photographique de l'actualité, sont entièrement dépendants des agences photos comme l'AFP, Reuters ou AP. Cette contrainte fait que, bien souvent,
leur traitement de l'actualité en images est assez neutre. La neutralité politique de leurs textes est d'ailleurs un des points qu'ils essaient de mettre en avant pour
gagner un lectorat le plus large possible, il n'est pas étonnant que cela se retrouve dans leurs photos.
Mais ici c'est différent. Il y a un point de vue nettement affirmé dans cette image. Bien sûr, c'est une image de sport, qui ne bouleverse pas la scène politique donc, mais elle
exprime bien un point de vue.

Le cadrage, qui élimine le visage du coureur (Vinokourov, tout le monde a compris) dit au moins deux choses sur le monde du cyclisme:
Tout d'abord elle dit "cet homme tronc que l'on vous montre est un tricheur". Elle dit l'ostracisme qui s'exerce désormais sur lui. Il est la honte du cyclisme
qui ne mérite plus que l'on montre son visage.
Ce cadrage dit aussi quelque chose d'encore plus grave. Ici on reconnaît Vinokourov simplement à son maillot. A son numéro et au bout de son nom qui dépasse. On n'a
pas besoin du visage, on n'a peut-être pas besoin de son identité même. Le coureur cycliste n'est pas défini visuellement par son propre visage, mais bien par son maillot.
Casques et lunettes noires contribuent d'ailleurs à cette perte d'identité.
J'ai été particulièrement surpris cette année par la difficulté des commentateurs à identifier les coureurs à l'image sur leurs écrans... et si le problème du cyclisme allait bien
au-delà du dopage. Ou plutôt et si le dopage généralisé n'avait pas enfin réussi à complètement déshumaniser ce sport de "surhommes"... peut-être qu'alors nous accepterions de
voir le visage de "Vino".
Mais décidément, on achève vraiment mal les chevaux.
Cette photographie est issue d'une parution de presse, sa diffusion ici l'est à titre d'information et d'explication sur sa signification. L'auteur de ce blog
tient à marquer son attachement au droit d'auteur.
Image créditée "AFP" par le journal.
par Antonin Sabot-Lechenet
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Inside the Picture
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Un reportage, une simple série de photos... à vous de voir
Le mois de juin pleure ses dernières pluies. Il ne fait pas beau et l'île d'Yeu attend les touristes.
Sur les plages, les coquillages savourent les derniers instants de calme. Seuls quelques joggers passent à leurs côtés sans même leur prêter attention.
Le vent a beau pousser les vagues sur les rochers de la pointe du But, il n'y a personne à mouiller.
Les rochers s'en moquent et rient, toutes crevasses ouvertes.
De petites plantes s'y sont fait une place, mais pas au soleil.
Quand un de ses rayons vient quand même lécher le sol, tout s'illumine et l'île d'Yeu est le plus bel endroit du monde.
Les rues sont vides, les quelques touristes qui sont venus jusqu'ici se sentent au bout de la Terre.
Ils n'ont pas tout à fait tort.
Les pêcheurs ne sortent pas beaucoup en ce moment. Leurs beaux drapeaux restent bien sagement sur les ponts des bateaux.
A l'abri du vent, on est bien,
Les roses trémières sentent bon,...
... Et les chemins ne sont ouverts que pour nous.
par Antonin Sabot-Lechenet
publié dans :
Tintin grand reporter
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