Qui parle?

Edito

Le But du Je:
"... Aujourd’hui étudiant en école de journalisme (au CFJ à Paris), j’essaie d’apprendre les bases du métier qui me semble le plus à même de raconter le monde. Pour Kapuscinski (toujours) le reporter est celui qui va parler aux gens..."

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Lundi 28 mai 2007

Depuis décembre, le magazine De l'air reparaît.
Bi-mensuel créé en 2000 il avait parut et dirsparu de manière épisodique depuis. Après décembre 2005, un seul numéro "été 2006" était sorti.

Sa production a été relancée cet hiver avec le numéro de décembre-janvier.


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Ce magazine de qualité est une belle vitrine du photojournalisme. Il allie, sur environ 70 pages de bon grammage, texte et l'image en donnant une très belle place à cette dernière. Avant l'arrêt de la parution en 2005, plusieurs reportages étaient publiés intégralement dans chaque numéro.
Le numéro de mai-juin n'en comprte qu'un seul à proprement parlé (un reportage politique) , mais il contient aussi de nombreux sujets très photographiques (un dossier de portraits, un "tout images" sur l'hexagone,...). Apparament, le magazine laisse une place plus importante aux graphistes qu'il ne le faisait précédemment. Peut-être que le créneau uniquement photojournaliste n'était pas assez porteur.

Il n'en reste pas moins que ce magazine est une lecture recommandée pour tous les amateurs d'images et de photojournalisme.


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par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Inside the Picture ajouter un commentaire commentaires (4)   
Dimanche 27 mai 2007
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« Et un! Et deux!... », ça sonne comme un certain soir de victoire au foot. « ...Et bac +3 » mais c'est tout autre chose. En blouse blanche et en rang serrés; les infirmières manifestent dans Paris. Elles sont un bon milier (2500 selon les organisateurs, 850 selon la police) à défiler jeudi depuis la gare Montparnasse jusqu'au ministère de la Santé.

Là, Roselyne Bachelot, fraîchement nommée ministre ne les attend pas. Deux jours auparavant, en visite dans un hôpital à Dunkerque, à la question de Nicolas Sarkozy qui se demandait pourquoi, avec trois ans et demi d'études les infirmières n'étaient reconnues qu'à Bac+2, elle a répondu, ingénue « parce que leurs études coportent beaucoup de stages ». Au moment où l'on demande à tout va aux universités de donner plus de places aux expériences professionnelles, la pilule passe plutôt mal.



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Les infirmières suivent aujourd'hui des études durant trois ans et demi. Leur Diplôme d'Etat n'est pourtant reconnu qu'à Bac + 2.



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Les infirmières se sentent parfois seules devant des responsabilités importantes.

« Trois ans et demi d'études ça mérite bien une licenseuh... ». Le cortège avance doucement. Un petit air de CPE soft dans les rangs. La plupart des manifestants sont des étudiants infirmiers. Bien que non professionnels ils connaissent bien les problèmes de la profession : manque d'effectif et salaires bien éloignés des responsabilités qui leurs incombent. Finalement ce sont un peu les problèmes du secteur hospitalier en général que condensent les infirmières. « J'ai l'impression d'être une seringue sur pattes » se plaint un jeune homme. Il brandit un mannequin en blouse bleue pendu, étranglé. Un symbole figurant selon lui « l'avenir de la profession ».



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"Je me sens un peu comme une seringue sur pattes" explique un manifestant.


Tout au long de la manifestation, l'impression est la même. Pas assez de reconnaissance du métier, ni des études. Une charge de travail parfois trop lourde à assumer. La charge de travail, Samira, jeune infimière en poste depuis 3 ans dans une clinique en a fait l'expérience: « On se retrouve parfois avec triple charghe de travail à cause des arrêts maladies. Pour faire ça j'ai eu une prime de 70 euros, un fois dans l'année. Le stress est tel que je démissionne et me retrouve sans travail dès le mois de Juillet. »



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"Allez vas-y Roselyne, au moins 2000 euros... Allez vas-y Roselyne..."


Les manifestants en ont visiblement gros sur le coeur. Depuis septembre une demi-douzaine de manifestations ont eu lieu à Paris, et pourtant étudiants et infimiers en poste continuent de venir à Paris pour demander l'aide du ministère. Finalement des responsables ont accepté de les écouter. Dans une quinzaine de jours des negociations devraient commencer.




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Au sortir du ministère les responsables de la Coordination Nationale Infirmière se sont dit "confiants" mais veulent rester vigilants, "cela fait trop longtemps que la profession attend".

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"Si tu veux un bac + 3 tape dans tes mains..."
par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Elles sont pas fraîches mes nouvelles? ajouter un commentaire commentaires (1)   
Dimanche 27 mai 2007

"Quand je mourrai je veux qu'il y ait des rires et des chants,
Quand je mourrai, je veux qu'il y ait des fleurs et du copal..."

Les amis de Julio Ruelas se recueillent sur sa tombe.

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Le peintre mexicain est mort il y a 100 ans. Aujourd'hui sa tombe est menacée par la fin de la concession qui approche... "Place aux jeunes" aurait dit le poète.

par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Humeur et poésie ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 22 mai 2007
On m'a dit que le JO l'a annoncé mais je crois que c'était une blague. Donc c'est moi qui vous l'annonce officiellement (y'a pas de mal à se faire du bien comme dirait l'autre) : j'ai gagné le Prix du meilleur étudiant journaliste 2007 du club Rotary.

Pas de photo de la remise des prix malheureusemnt car Nachtwey s'est décommandé ni de vidéo car le car de TF1 a été bloqué sur le périph'.

Par contre, je vous conseille vivement d'aller jeter un oeil à l'excellent blog politique de l'étudiante qui a remporté le deuxième prix, Marion Mourgue (aussi au CFJ).

Merci, donc, au Rotary.
par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Vie du blog ajouter un commentaire commentaires (5)   
Mardi 22 mai 2007

 

crédit des photos: Marc Chaumel

 
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La marée noire de l’Erika a d’abord eu lieu sur les côtes françaises. Sept ans après, depuis le 12 février, la marée noire arrive sur les bancs du tribunal de Paris. Le quotidien Libération met en image cette nouvelle marée noire dans son numéro daté du lundi 21 mai.
Cette fois, le noir, ce n’est plus celui du mazout, mais celui des robes d’avocats qui envahissent peu à peu l’espace de l’image, l’espace médiatique.
Le cadre (puisqu’il y en a un en photographie) est celui de la double page « Grand Angle » du quotidien. Du haut vers le bas de la page, il y a une progression dans cette vague de noir qui avance, comme le brut a avancé sur les plages bretonnes, les remplissant progressivement.
En haut de la double, les juristes arrivent au tribunal d’un côté, de l’autre ils posent simplement devant un mur blanc, une militante présente au tribunal pose également. Sur ces images, le blanc est présent. Que ce soient les pavés de la cour du Palais de justice ou le mur, il a encore une place importante. Sur les portraits, même les robes des avocats ne sont pas d’un noir très dense, la lumière pose des reflets sur leurs habits.

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Plus bas dans la page, le noir s’impose dans les images, omniprésent, étouffant. C’est particulièrement le cas pour la photo d’Antonio Pollara, le gestionnaire nautique de l’Erika. Le noir des robes d’avocats le prend à la gorge, le submerge littéralement. La similitude avec les oiseaux tentant de se dégager des nappes de pétrole est frappante et tombe juste. L’homme est empêtré dans la machine judiciaire et son air énervé, un rien colérique, renforce cette impression. 

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Le noir, le sombre qui se referme sur les acteurs de ce procès, c’est enfin et surtout la photo du juge Jean-Baptiste Parlos dont on n’aperçoit plus que le visage coincé entre deux masses noires. Celui qui ce demande « qu’est-ce que nous faisons là ? » selon les termes de l'article est-il une lueur d’espoir qui va faire la lumière, ou au contraire, n’est-il que le point de fuite sur lequel se referme la nouvelle marée noire de l’Erika ?

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Les photos sont reproduites ici à titre d'explication sur un fait d'actualité et sur son traitement photographique.
par Antonin Sabot-Lechenet publié dans : Inside the Picture ajouter un commentaire commentaires (2)   

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