Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, le Prix World press a été décerné au photographe britannique Tim Hetherington, pour sa photo d'un soldat américain en
Afghanistan.
Mais le World Press récompense aussi de nombreux autres photographes, dans une bonne dizaine de catégorie (à chaque fois en "single photo" pour une seule photo et en "story"
pour une série d'images). J'attire donc votre attention sur le lauréat du troisième prix de la
catégorie "General News". Il s'agit de Laurent Gerbehaye qui avaient accomagné les étudiants du CFJ et de l'Ihecs (de Bruxelles) en reportage en Egypte l'an
dernier.
Il m'avait beaucoup aidé pour ma série de photos dans le delta du Nil. Encore merci et surtout bravo à lui !
par Antonin Sabot-Lechenet
1
Désormais, sous le palais de la tyrannie passe le boulevard de la Liberté.
Nétiquettes : Roumanie Photo
par Antonin Sabot-Lechenet
2
"Maintenant, je préfère laisser parler les images" explique James Nachtwey, voix grave et posée. Images du sida, du
paludisme et de la tuberculose. Images des maladies ifesctieuses qui ravagent le Tiers-Monde quand l'Occident a presque réussi à s'en débarasser. Comment ne pas les laisser parler ces
images face à cet homme au regard profond, un des plus grands photojournalistes du monde ?
Il est pourtant discret. Même placé au centre des attentions il n'est pas expansif. Les gens qui ce soir de vernissage entrent au Laboratoire ne le remarquent même pas. Pourtant pour celui qui a
déjà vu son visage, impossible de le manquer. L'homme dégage une force intérieure impressionnante.
Attentif, il écoute l'air heureux le jeune photographe qui vient lui serrer la main, ému : "C'est grâce à vous que j'ai voulu devenir photojournaliste" lui dit-il
bafouillant. Ses yeux sondent ses interlocuteurs, soutient leur regard de manière rassurante.
"Il ne fait pas qu'observer, il partage" confirme Anne Goldfeld qui a monté le projet de "Combat pour la vie" avec le photographe. Il partage la douleur
des gens qu'il photographie et c'est ce qui donne toute leur force a ses images.
Encore une fois, les photographies de James Nachtwey ont une force hors du commun. Il est toujours au plus près des gens qu'il photographie. Le cadrage est parfait. On a
l'impression que le moindre changement de cadre ferait perdre quelque chose à l'image. Ici on perdrait de la force, là des information nécessaires à la compréhension. James Nachtwey fait tout
entrer dans son cadre : explications, contexte, émotions... et finalement la chose la plus importante qui soit : l'humanité.
"Combat pour la vie", photographies de James Nachtwey et portraits vidéo d'Asa Mader, jusqu'au 10 Mars au Laboratoire, 4 rue du Bouloi, paris 1er. Entrée 6 et 4,5 euros.
Conférence d'Anne Goldfeld le 12 février qui témoignera de la façon dont la démarche de James Nachtwey a influencé sa propre expérience de médecin (entrée libre).
Contact: Le Laboratoire : 01 78 09 49 50 ; www.lelaboratoire.org
Nétiquettes : Photojournalisme Nachtwey conflits
par Antonin Sabot-Lechenet
2
Pour ceux qui était intéressés, je viens d'avoir l'info : le vernissage de l'exposition de james Nachtwey est bien ce soir, samedi, de 19h à 21heures.
Par contre, mauvaise nouvelle, il faut avoir une invitation pour y entrer...
par Antonin Sabot-Lechenet
0
Je ne peux résister à l'envie de vous l'annoncer : le photographe de guerre James Nachtwey va bientôt être exposé à Paris.
Parmi les photographes de guerre, James Nachtwey est sûrement le plus connu. Il est en tout cas l'un de ceux dont on reconnaît l'esthétique au premier coup d'oeil. L'homme a fait de la phrase de
Cappa "If your picture is not good enough, it's that you're not close enough" sa devise.
De part le monde, conflit après conflit, désastre après désastre, il se place toujours au plus près de ceux qui souffre. Il se veut leur porte-voix.

Ses photos seront exposées du 9 février au 17 mars à la galerie parisienne Le Laboratoire, 4 rue du Bouloi, dans le 1er arrondissement.
Nétiquettes : Photojournalisme Nachtwey conflits
par Antonin Sabot-Lechenet
2
Commentaires