Lundi 21 décembre 2009
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On dit parfois que le monde entier a été exploré, qu'il ne reste plus rien à découvrir, plus aucune terre vierge à explorer. Dans le même ordre d'idée, on pourrait
se demander s'il reste des choses nouvelles photographier. En lisant magazines et journaux, en regardant des portfolios sur la toile, on a parfois l'impression que le travail de ceux qui
racontent le monde -de ceux qui le raconte en images dans le cas qui nous intéresse- est fini et commence à se répéter. Dans les services photos, la pire réponse qui puisse venir au photographe
est celle du "déjà vu". (Selon moi, elle est souvent fausse. Il est facile à l'iconographe d'avancer cet argument pour éviter d'aller plus en avant dans l'analyse d'un sujet... mais passons.)
Reste que parfois des images sortent de l'ordinaire. Elles ont un je-ne-sais-quoi qui fait qu'on s'y attarde. C'est en quelque sorte le "punctum" de Roland Barthes, quelque chose qui
dans la photo vient me poindre et que je lui renvoie pour créer une vraie photo qui m'intéresse et qui mérite mon attention. Pour moi, la série de Stefano de Luigi sur le Somaliland contient cet élément car elle fait réellement découvrir une contrée inconnue. En tout cas inconnue sous cette forme : le
Somaliland.
Si nous avons tous de vagues connaissances et de vagues images de la Somalie et de son Puntland infesté de pirates, je ne me souviens pas avoir déjà exploré en images le Somaliland, province
relativement épargnée par le chaos qui règne dans le reste du pays. D'ailleurs le Somaliland s'est auto-déclaré indépendant. Et si je dis "relativement épargnée", c'est parce que les incroyables
images de Stefano de Luigi ont un côté terriblement surréalistes alors qu'elles ne font que représenter la réalité de ce pays.

Il n'y a qu'à voir cette chèvre se promenant dans un asile de fou, ce type qui prie à côté d'une montagne de fric ou ce chargement de bateau attendant sur un quai désespérément vide pour s'en
convaincre.... on est sur la même planète, mais pas dans le même monde. Un monde à découvrir grâce aux images d'un photojournaliste, parce que ce métier sert encore à ça.
Par Antonin Sabot-Lechenet
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Publié dans : Inside the Picture
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Dimanche 20 décembre 2009
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/2009 07:22
Si vous avez perdu votre vélo vous pouvez toujours l'appeler.
C'est ce qu'il a écrit.
Enfin... seulement si vous avez perdu votre vélo à New York.
Par Antonin Sabot-Lechenet
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Publié dans : Humeur et poésie
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Jeudi 17 décembre 2009
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/2009 13:20
La première idée que l'on se fait dans certaines rédactions à propos du journalisme multimédia, c'est que cela coûte cher, et que cela ne sert que pour des sujets
magazines, du webdocumentaire. Pourtant, les diaporamas sonores, pour ne citer que ça, sont assez faciles à produire en reportage d'actualité. Je n'en ferai pas trop parce que je travaille au
Monde.fr, mais leur couverture du sommet de Copenhague va dans le sens de ce pour quoi je prêche par ici, alors je ne vais pas non plus bouder mon plaisir : le multimédia appliqué au
News.

Je l'ai souvent dit ici ou en ai parlé avec certains d'entre vous, il me semble que la couverture de l'actualité chaude a beacoup à gagner en élargissant au multimédia. Les formes sont multiples
bien entendu et il n'y a pas de règle absolue, de préférence entre diaporama sonore, vidéo plus texte ou sons ajoutés dans un papier, mais ce que certains appellent le rich media apporte de la
profondeur à l'information.

Je vous laisse découvrir ces reportages de Raphaëlle Besse-Desmoulières et Bernard Monasterolo. Preuve s'il en fallait encore que oui, on peut faire du multimédia sur le news.
Et puis, cimme ce sommet a aussi été l'occasion de produire des contenus "froids" en amont, je vous renvoit tout de même vers de beaux reportages mutlimédia et des
infographies interactives sur le réchauffement clmimatique :
Du côté du New York Times :
Et du Guardian :
Par Antonin Sabot-Lechenet
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Publié dans : Inside the Picture
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Jeudi 17 décembre 2009
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/2009 07:49
Les Etats-Unis d'Amérique ce sont souvent racontées en image. La photographie y est rapidement devenue un vecteur de connaissance de soit, d'identité nationale même
dirait on si le terme ne renvoyait pas en ce moment à un débat pour le moins douteux dans nos chaumières. Depuis la Grande dépression à la guerre d'Irak en passant par le Vietnam ou la lutte des
droits civiques, il me semble que la société américaine et ses extensions ont cherché dans la photographie une exaltation, peut-être une preuve de sa propre existence ou un miroir dans lequel se
regarder l'âme.
Aussi, on trouve souvent de belles pépites dans la production des "documentary photographers" américains. Ils sont très forts pour couvrir les conflits armés autour
de la planète, mais aussi pour couvrir le quotidien. Ce que nos photographes nationaux ont plus de mal à faire (il me semble) depuis Doisneau et Cartier-Bresson.
Le reportage de Seamus Murphy sur la ville de Providence est dans cette veine.
Il a la force de montrer en douceur une ville où la vie n'est pas simple, où il faut d'autant plus se battre pour s'en sortir que la quasi-totalité de la population est noire. La seule porte de
sortie semble être l'équipe de football américain dont - bien entendu - le coach est blanc. Et où les rares blancs un peu riches vont tous dans le même lycée privé. C'est signé de l'excellente
agence VII, ce qui n'étonnera pas les habitués de ce blog (et de sa colonne de droite).
Par Antonin Sabot-Lechenet
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Publié dans : Inside the Picture
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Dimanche 13 décembre 2009
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/2009 11:14
Un câlin avant d'aller au charbon.
Dans trois minutes il sera sur le ring.
Paris, novembre 2009
Par Antonin Sabot-Lechenet
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Publié dans : Humeur et poésie
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Dimanche 29 novembre 2009
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En reportage on a parfois la chance d'être invité chez les gens que l'on a rencontré.
On voit alors ce qui se passe le reste du temps.
On peut regarder derrière les draps qui sèchent...
Bamako, Mali, octobre 2009
Par Antonin Sabot-Lechenet
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Publié dans : Humeur et poésie
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Samedi 28 novembre 2009
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/2009 14:49
Ça y est c'est décidé, j'en ai marre de Twitter. Oui il a fallu le décider, ce n'est pas uniquement venu tout seul. Il y a toujours eu ce petit côté de curiosité
malsaine qui fait qu'on a quand même envie de regarder dans le coffre de la voiture même si on sait qu'il y a un cadavre dedans et qu'on va gerber après l'avoir vu. L'envie de connaître la fin de
l'histoire même si on sait que c'est Dylan le méchant. C'est un peu ça qui a fait que j'avais quand même envie de savoir qui aurai le dernier mot entre @xternisien et @Anne_JM pour savoir si oui ou non il fallait éjecter Frédéric Lefebvre de twitter. Quand ils ont
commencé à se twitter des chansons d'amour, je me suis juste demandé ce que pouvaient bien en penser les gens qui ne les connaissent pas dans la vraie vie...
Je ne vais pas vous la jouer "c'était mieux avant" ou autre syndrome élitiste du genre Facebook c'était mieux quand y' avait moins de monde, parce que c'est quand même ça le but des réseaux
sociaux... Mais tout de même, l'ennui c'est installé petit à petit, je trouve de moins en mois de bon liens en gazouillant (alors que je suis plus de monde) et je me demande qui a tué Twitter,
qui a décidé qu'on allait remplacer l'obsession morbide de certains médias pour les faits divers par du WTF, du LOL et du Fail NSFW.
Ah oui mais twitter c'est pas que des liens, c'est de la conversation. C'est pour ça qu'on recrute des community managers, pour parler avec les gens. J'ai peut-être pas de bol, mais c'est pas mon
taf à moi. Et puis, conversation dites-vous? Je dirais plutôt collection inepte de private joke, ou conciliabule semi-ouvert de grands à la récré. Vous vous souvenez, quand les 3eme au collège
parlaient entre eux de leurs parents qui étaient "troooop relous" et que le petit frère de l'un d'entre-eux, "un 6eme", essayait de prendre la parole : "Ouais moi aussi mes parents..." avant
qu'il ne finisse sa phrase, tout le monde s'était déjà barré.
Twitter c'est une collection de bouteilles jetées à la mer. Parfois quelqu'un y répond ou la transmet. Souvent, les bouteilles coulent alors que tout le monde les a vues. Twitter c'est
l'institutionnalisation du dialogue de sourd et du mépris qui va avec. Tu dis quelque chose petit scarabée, mais je m'en tape. Ne prête-t-on pas à Misspress cette magnifique réplique "moins de 1000 folowers je ne lui parle même pas" ? A une époque on disait qu'un riche faisant n'importe quoi n'était pas fou mais extravagant.
Aujourd'hui un exhib' avec plus de 2000 followers n'est pas exhib' mais extravertit... Alors je refuse de jeter mes bouteilles dans un océan de mépris. Celles qui ne sont pas impliquantes
oui, mes liens, ceux des autres, c'est une forme de partage, le lecteur en fait ce qu'il en veux. Mais le reste, ce qui fait en réalité 90% des twits et qui devrait être converation à en croire
les twitterers expérimentés? Non. Je les garde pour moi.
Bon en fait tout ça c'est juste que Netvibes était cassé ce matin et que j'étais de mauvaise humeur.
(si j'avais eu le temps, j'aurais quand même mis la musique de M.I.A. en fond sonore, vous savez celle où il y a un bruit de flingue à la fin de chaque phrase)
Par Antonin
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