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Le But du Je:
"... Aujourd’hui étudiant en école de journalisme (au CFJ à Paris), j’essaie d’apprendre les bases du métier qui me semble le plus à même de raconter le monde. Pour Kapuscinski (toujours) le reporter est celui qui va parler aux gens..."

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Bienvenue sur Reportage et Photo

Reportage - Actualité - Photographie
Vous êtes sur le blog d'Antonin Sabot-Lechenet. Il s'agit ici de vous présenter mon travail de reportage, écrit et photographique.
Un certain éclairage sur l'actualité et la culture sont aussi au programme.
Bonne visite et merci de vos commentaires.
 
Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'Edito
Mercredi 15 novembre 2006
Karibu Tanzania !
(Bienvenue en Tanzanie)


J'ai fini hier de mettre en ligne l'album de photo sur la Tanzanie. Pour avoir plus d'éléments sur le contexte et sur le pays lui même, allez voir le bulletin Reportage en Tanzanie.

Ces images me tiennent à coeur car elles constituent mon premier véritable reportage photo. Lorsque j'ai voulu dire à mes parents que je voulais devenir reporter-photographe, ils m'ont fait comprendre qu'il y avait du boulot et  qu'il allait falloir pratiquer sérieusement.
Je me suis donc mis à la recherche d'un endroit où partir en reportage. L'association Partage Tanzanie à Bukoba a  bien voulu m'accueillir et me servir de guide en échange de cartes postales pour la ville de Bukoba. Je me suis donc promené dans la région de la Kagera pendant un mois
(en 2004), dans les villages et structures gérées par Partage.

Ce "premier reportage" m'a révélé certaines difficultés du travail de photographe un peu perdu au milieu de nulle part. J'ai aussi vite vu certaines limites dans ma technique photographique. Au retour j'ai vu des erreurs à ne plus commettre. En fait j'étais, à l'époque, obnubilé par les cadrages "à la Nachtwey", de très près au grand-angle. Parfois malheureusement au détriment de la netteté et de la lisibilité de l'image.

Ces images me tiennent néanmoins à coeur de part l'attrait qu'a pour moi leur sujet. La relatve naïveté de certaines compositions et les quelques erreurs me charment aussi peut-être un peu.

J'espère que vous aimerez cette galerie. Faites-moi part ici de vos commentaires.

PS: jamais autant de mes images de Tanzanie n'ont été montrées en même temps (les expos ou publications précédentes en montraient beaucoup moins), ce qui fait que certaines sont "inédites".
par Antonin Sabot-Lechenet ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 14 novembre 2006
Le jazz rap comme credo
 

Le groupe stéphanois Sofa So Good développe un hip-hop résolument nouveau. Le rappeur Fisto, un ancien de la Cinquième Kolonne, s'est entouré de musiciens de jazz. Le résultat est un détonnant cocktail musical.


Déjà, dans sa formation précédente la Cinquième Kolonne, le rappeur stéphanois Fisto ne pouvait pas rester enfermé dans la case hip-hop. Trop à l'étroit dans un "cliché étriqué" il avait une vision ouverte de la musique rap. À la fin de ce groupe, et après un court passage sur les ondes de Skyrock, il lui fallait s'ouvrir à d'autres horizons. C'est chose faite avec le groupe Sofa So Good qui donne dans le jazz rap, tendance the Roots.

 

Mais « ne parlez pas de ce groupe comme du groupe de Fisto », prévient l'intéressé. Sofa So Good se veut une entité à part entière, un vrai groupe de musique. Il ne s'agissait pas là de seulement plaquer un chant hip-hop sur des instruments jazz comme une machine pourrait le faire. Pour que chacun s'y retrouve il fallait « arriver à intégrer les infuences de chacun » explique Julien Sarazin, le bassiste. Car si jazz et rap proviennent d'une même racine musicale il n'en reste pas moins que les deux musiques divergent sur bien des points.

 

« Je dois arriver à m'adapter. Je leur laisse le côté libre du jazz, mais parfois je leur impose des rythmiques plus hip-hop » explique Fisto. Il semble avoir trouver là matière à exprimer sa nouvelle vision des choses. Son rap était auparavant assez sombre, il était plus renfermé sur lui-même. Désormais ses textes parlent de ses états d'âmes, mais de manière peut-être plus légère. L'arrivée récente du rappeur 12Mé, d'Hasta Siempre, dans le groupe va dans ce sens, vers plus d'ouverture sur le public.

 

Un public qui d'ailleurs répond présent. Chacun semble trouver des aspects qui lui plaisent dans la musique de Sofa So Good. Le public hip-hop en vient à apprécier les instruments là où il ne jurait que sur les sample et les dj's. Les amateurs de jazz, ou même de chanson française, peuvent découvrir le rap sans le côté individualiste décérébré qui le caractérise parfois.

 

Sofa So Good est un groupe qu'il est bon de découvrir sur scène pour l'énergie qu'il dégage. Un disque cinq titre est déjà disponible pour ceux qui désirent continuer l'expérience sonore.


Texte et photos, Antonin Sabot-Lechenet.Article publié dans La Tribune- Le Progrès.

Pour plus d'info sur les concerts de Sofa so Good c'est ici. Mais le site ne contient pas d'autres infos pour le moment... Pour écouter leur musique, il faut aller sur leur MySpace.

 

par Antonin Sabot-Lechenet ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 12 novembre 2006

11 Novembre et "Repas des vieux"

La vie d'un petit village de campagne n'est pas sans intérêt. Bien sûr, pour un "jeune urbain", y passer toutes ses vacances peut s'avérer franchement ennuyeux (...mais non papa maman, j'étais content de venir avec vous...), mais il y a parfois des moments qui valent le coup d'être vus et donc racontés.

Le curé rouspette : "Moi j'étais à l'heure, vous auriez pu vous dépéchez un petit peu...". Il est 11h10 et la messe aurait dû commencer depuis 10 minutes déjà. Les habitants de Mézères, petit village de Haute-Loire ne se sont pas pressés pour arriver à l'heure, ils préfèrent discuter entre eux devant la petite église du village.

D'ailleurs le curé ferait bien de tenir sa langue face à ses irréductibles Gaulois (qui refusent depuis près de 10 ans l'annexion que représente à leur yeux l'intercommunalité). "Moi j'étais à l'heure..." rouspette le curé. Dans les rangs arrières des grands-mères maugréent: "Qu'est-ce qu'ils nous embête à sermonner!" A Mézères on n'aime pas trop les curés qui sermonnent.

Aujourd'hui c'est le 11 novembre. On fête donc les anciens combattants, la fin de la Première Guerre. A Mézères, on commémore cette événement célébré en République à l'église. Irréductibles je vous disais...

En réalité, la journée est plutôt l'occasion de rassembler cadres et figures du village. Le maire, les vieux, l'unique commerçante (une tenante de bar restaurant), des touristes "intégrés" (mes parents) et les quelques paysans qui sont restés.

Le repas des vieux

A Mézères, il ne reste plus d'anciens combattants (pas pour cette guerre en tout cas). Du coup le repas des anciens combattants s'est transformé en "repas des vieux". Comme il a plus de 65 ans, mon père y a droit et emmène ma mère avec lui.

Le "repas des vieux" c'est le lieu stratégique de l'année. Celui ou s'échangent les infos vitales de l'année à venir. Le maire annonce qu'il souhaite faire augmenter la population du village jusqu'à 150 (et au moins 3 fois plus de vaches). Il y a des chances qu'il y arrive, il y a eu de nouvelles installations cette année. Le ralliement de mes parents -qui après 35 ans de résidence secondaire dans le hameau l'ont élu résidence principale- les a définitivement intégrés. Et puis si il n'y a pas assez de gens il nous comptera sûrement moi et ma soeur...

 "Un jour, j'ai bu 75 cl de Verveine à l'apéro!" revendique l'un des "vieux", pas un gringalet. "Tu devais être sacrément malade après" s'enquiert donc mon père, un brin abasourdi. "Non, non," répond le costaud "après mon frère m'avait fait boire quatre litres d'eau." Mon père ne répond pas, ouvre juste des yeux tous grands. On rigole bien au "repas des vieux". On y raconte ses histoires.

Des histoires de la guerre d'Algérie aussi. "Une fois j'ai failli prendre une balle dans la poitrine, c'est mon portefeuille qui a dévié la balle" explique l'un d'eux. Les histoires de ces hommes qui ont fait 26 mois là-bas sont impressionnantes, mais à vrai dire il vaut mieux parfois ne pas trop pousser l'investigation.

 

par Antonin Sabot-Lechenet ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 10 novembre 2006

Dans la Kagera, un espoir pour les orphelins du SIDA


La Tanzanie est un des pays les plus pauvres du monde. Un de ceux dont la dette a récemment été annulée. Au-delà des difficultés économiques, ce sont les conditions sanitaires désastreuses qui touchent le plus la population. Dans la région de la Kagera, proche du Rwanda et de l'Ouganda, le taux de prévalence estimé du virus HIV est d'un habitant sur six.


La réalité est cependant complexe à analyser dans cette région et les statistiques ne sont pas fiables. Les médecins de Dar-Es-Salaam, la capitale économique, appellent une fois l'an l'hôpital de Bukoba, la ville la plus importante de la région, pour tenir le compte des décès. Ils attribuent un tiers des morts au VIH sans plus de vérifications.
Les enfants de la région dont les parents sont morts sont souvent appelés « orphelins du SIDA ». Ils ne le sont sans doute pas tous. C'est en effet l'état sanitaire général de la région qui est aussi en cause ici. Paludisme et tuberculose sont encore parmi les toutes premières causes de mortalité. La malnutrition, tout simplement engendrée par l'extrême pauvreté de la région, sévit très gravement. Si bien que l'espérance de vie moyenne est de 43,3 ans.
Dans la culture haya, majoritaire dans la région de la Kagera, on est orphelin dès que l'on a perdu son père. La famille paternelle n'a en effet aucun souci d'aider ses nièces et neveux. Traditionnellement elle récupère même toutes les possessions du défunt. Sa femme et ses enfants doivent partir.
L'association Partage Tanzanie s'occupe de ces orphelins depuis déjà 15 ans. Elle essaye de leur donner les moyens de se maintenir dans leur village. De leur donner une éducation et des terres qu'ils pourront cultiver une fois adulte.
Car malgré l'incertitude sur les chiffres, les orphelins, eux, sont bien là. La génération précédente les a, pendant un temps, totalement délaissés, pensant qu'il n'y avait plus d'avenir à cause du SIDA. Les chiffres récents d'ONUSIDA montrent désormais une amélioration relative dans la région et les adultes se rendent compte que tout n'est pas perdu dans cette lutte.


À Bukoba et dans toute la Kagera on continue donc de vivre. Partage Tanzanie envoit les enfants à l'école, nourrit les plus démunis. Elle lutte contre le paludisme mais aussi contre les mentalités. Celles qui font par exemple que, de manière traditionnelle, un enfant Haya n'a pas de nom avant d'atteindre l'âge de quatre ou cinq ans, c'est-à-dire avant d'être utile à quelque chose. L'avenir des enfants passe d'abord par leurs aînés, l'association apprend à ces derniers à respecter les plus jeunes, à leur permettre de s'éduquer et de s'épanouir. Fruit d'un travail matériel, mais aussi d'un travail sur la manière de voir le monde, l'espoir renaît dans la Kagera.


Reportage effectué en 2003 en Tanzanie et Ouganda. Les photos qui en font partie ont été primées au Concours Paris Match du Photoreportage étudiant.

Voir plus d'images

par Antonin Sabot-Lechenet ajouter un commentaire commentaires (5)   
Vendredi 10 novembre 2006

Par ici, vous pouvez accèder directement à tous les articles sur la Tanzanie publiés sur ce blog.
Bon voyage!

 

Reportage en Tanzanie

C'est mon premier article sur la Tanzanie. Il décrit notamment la situation des "orphelins du SIDA"

 

 

 

Galerie de Tanzanie

Un lien direct vers de nombreuses photos en lien avec "Reportage en Tanzanie".

 

 

 

Lost in Translation

Une histoire de langage et de discours.

Coca-cola et l'Afrique

Photo de l'Afrique gagnée par les slogans des grandes compagnies

La Bière de banane 

Reportage non-alcoolisé sur la fabrication d'une bière... artisanale...

Avant d'entrer à l'école

Ou la version tanzanienne "d'enlève ta casquette"

A suivre...

par Antonin Sabot-Lechenet ajouter un commentaire commentaires (0)   

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