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Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour "raconter le monde" et donner à voir ce que l'on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ?

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- Antonin Sabot-Lechenet

C pas d'la confiture, C d'la culture !

Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 00:12
Par Antonin Sabot-Lechenet - Publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 16:10
Uncle Imani, la face B du hip-hop US

Uncle Imani, qui fait partie d’un des groupes de hip-hop les plus créatifs de la côte Ouest des Etats-Unis, The Pharcyde, est venu donner un concert à Saint-Étienne en décembre. Au-delà de quelques slogans faciles qu'il aime assèner, il développe un discours sur le hip-hop mâtiné de mysticisme et d’un certain regard critique.


Uncle Imani commence à parler avec un gros joint d’herbe entre les lèvres, les yeux un peu dans le vague. « Tu sais pas où je peux en trouver plus dans le coin ? » Depuis le Sud sa Californie natale, il s’est un peu perdu dans le brouillard stéphanois. De passage pour un concert, le voilà dans un local ressemblant plus à une cave qu’à une salle de spectacle. Des allures de block-party (les premières soirées hip-hop organisée dans les années 70 et 80 à New-York) qui ne devraient pas déplaire à ce rappeur qui a commencé la musique il y a près de vingt ans lors de fêtes d’anniversaire au lycée.



« On faisait du freestyle entre potes » explique-t-il avec un accent à couper au couteau, « je ne voulais pas spécialement devenir rappeur, ça ne m’a pas traversé l’esprit. Tout ce qu’on voulait s’était s’amuser et faire de bons shows.» Pour quelqu’un qui voulait juste s’amuser, il y a de quoi être satisfait : le premier album de The Pharcyde, Bizarre Ride to The Pharcyde, édité en 1992 est devenu disque d’or. Les autres albums du groupe se sont moins bien vendus, mais les quatre acolytes de Los-Angeles n’en sont pas moins restés des figures phares de la scène rap indépendante, non liée aux majors du disque.

Deux des membres ont quitté le groupe il y a quelques années, il ne reste plus qu’Imani et son « pote » Bootie Brown. En pleine promotion de son album solo (Blackstarrdust) prévu dans le courant de l’année, Uncle Imani continue pourtant à représenter le groupe partout où il va : « Je ne me sens pas vraiment en solo, même quand je bouge seul, il a les ondes des autres. »

Industr’hip-hop

Les basses passent au travers du mur très fin qui sépare les loges de la salle de concert. Les membres de Lunar Heights, un groupe de Détroit dont l’un est un cousin d’Imani, font leurs balances et règlent leur son. Le bonnet rasta au ras des oreilles « l’oncle » écoute un moment et explique sa position sur l’industrie du hip-hop : « Au début on avait pas assez d’information sur ce que c’était. Quand tu es dehors et que tu jettes un œil à l’intérieur, tu ne comprends pas trop. On a fait quelques erreurs. Ce que j’en pense maintenant ? C’est qu’il ne faut laisser personne décider pour toi ce que tu dois faire, il ne faut pas dépendre d’une compagnie de disque. »




Les membres de Lunar Heights soutiennent Imani pendant son show.


Déjà en 1995, avec Labcabincalifornia, le groupe crachait un peu de son venin sur les majors : "Every time I step to the microphone / I put my soul on two-inch reels that I don't even own." (Chaque fois que je prends le microphone, je mets mon âme sur des bandes que je ne possède même pas, ndlr).

Depuis, Uncle Imani semble s’être quelque peu assagi. Il refuse désormais de juger ses condisciples. Alors qu’on a longtemps présenté The Pharcyde comme un groupe pourfendeur du gangsta rap à la mode sur la côte Ouest. Aujourd’hui il rejette cette étiquette « Une chanson contre l’industrie du hip-hop ne fait pas un album ou un groupe. À la base, les mecs qui sont des gangsters font du rap de gangster. Nous on était pas des gangsters donc on a fait autre chose. Ceux qui parlent des ghettos et tout ça, qui font ça sérieusement peuvent le faire aussi, il n’y a pas une seule façon de faire du hip-hop, c’est universel.» Quand on sait que le sport favori des rappeurs est le clash, la confrontation verbale, on peut prendre Uncle Imani pour un chanteur de reggae écoutant en boucle One Love de Bob Marley.

Déjà en 1995, avec Labcabincalifornia, : "Every time I step to the microphone / I put my soul on two-inch reels that I don't even own." (Chaque fois que je prends le microphone, je mets mon âme sur des bandes que je ne possède même pas, ndlr).Depuis, Uncle Imani semble s’être . Il refuse désormais de juger ses condisciples. Alors qu’on a longtemps présenté The Pharcyde comme un groupe pourfendeur du gangsta rap à la mode sur la côte Ouest. Aujourd’hui il rejette cette étiquette Quand on sait que , la confrontation verbale, on peut prendre Uncle Imani pour un chanteur de reggae écoutant en boucle One Love de Bob Marley.


 L’influence de la chaîne musicale MTV se fait ressentir dans les propos de ce rappeur qui pourtant n’y passe pas souvent. Le discours global visant à dire à chacun qu’il est unique et qu’il « peut le faire » se retrouve un peu chez cet indépendant. Haut et fort, il affirme : « Je ne veux pouvoir être comparé à personne, je veux être moins même » mais explique vouloir continuer le rap longtemps « comme Quincy Jones qui a commencé la musique à 14 ans ». Par moment il donne aussi dans l’éclectisme de bon ton : « J’écoute n’importe quel type de musique, n’importe lequel… n’importe lequel si c’est de la bonne musique. »

Le son fait la différence

Profondément, il n’en reste pas moins atypique sur une scène hip-hop où la réussite se mesure de plus en plus au nombre de diamants incrustés dans les jantes des 4x4 que s’achètent les chanteurs. Sa simple présence dans une minuscule salle de province en est la preuve. Ses visions mystiques un peu déjantées sur les « forces qui nous guident » en sont une autre. Uncle Imani est habité par une foi inébranlable dans le hip-hop. Sur scène il prêche plus qu’il ne rappe.

Sur scène, Uncle Imani (à gauche) prêche plus qu'il ne rappe.


Conscient qu’il y a quinze ans lui et ses « potes » ont amené quelque chose de nouveau dans le rap, il continue de plaquer autour du monde son hymne Passing me by. Père de deux enfants, Imani a envie de continuer: « Parcourir le monde, chanter pour nourrir les siens est une bénédiction. Tant que je m’amuserais là-dedans je vais continuer. »


 Ce qu’il continue de faire, c’est d’inventer des sons. Avec Bizarre Ride, les Pharcyde ont apporté du jazz dans le rap « on a éclairé un côté du hip-hop que les gens ne connaissaient pas, même si on a pas cassé le moule ‘gangster’ car l’album The Chronicle de Dr Dre était numéro un » analyse-t-il. Avec son album solo, il rappe sur un son entre le reggae et l’électro. « C’est une progression naturelle, tout doit changer. Les gens ont peur du changement alors qu’il suffit de s’y préparer. » Près de vingt ans après ses débuts, Imani continue à monter sur scène. Sans pression, « la pression c’est pour les mecs qui ne sont pas prêts », sauf que pour ce soir, il lui faudrait encore un peu d’herbe.

 

L'hymne qui a fait connaître les Pharcyde: "Passing me by"


 
Le site My Space des Pharcyde avec de la musique.
Le site
My Space d'Uncle Imani avec de la musique.

 

Par Antonin Sabot-Lechenet - Publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 12:51
Une fois n'est pas coutume, voici un petit article en anglais d'une interview que j'ai faite d'un des membres du mythique groupe de la côte Ouest The Pharcyde. Je mettrai bientôt un article en français à ce propos.
Pour le moment Enjoy!
Article réalisé dans le cadre d'un cours du CFJ.

Riding on the other side of hip-hop


Uncl
e Imani is a member of The Pharcyde, the most anti-conformist California bred hip-hop band. Far from the gangsta rap clichés he raps as he sees life: mystically.




"I'm just a receiver" explains Uncle Imani, in his late thirties, a member of the rap band The Pharcyde. It has been a while since the band's first album Bizarre ride to the Pharcyde was released, "fifteen good years" he says, and a lot of things have changed. Now The Pharcyde and its members are known worldwide whereas before this album they were just a fistful of friends having fun at birthday parties. "That's a natural progression" Imani philosophically points out. "Everything has to change, and change is good because it means that you're growin' ", he adds with his strong black Los-Angeles accent.


At that time, The Pharcyde and Imani were already away from the rap mainstream. The Chronicle, an album by Dr Dre, was 'number one' on the charts. But the Pharcyde brought something new in the business: a strong dose of mysticism. "There's a lot of forces that you feel and you know they are there but you can't put your finger on it", he explains regarding the way he sees life. The growth of its band, his new solo album or even a new song are all explained by the simple flow of time and events, "drivin' forces" as he says. But be careful, that doesn't mean the individual has no role to play in that process, you : "You have to be prepared (…). You have to roll with the wave and ride it" Imani says.

He seems to feel the same regarding music and the way it is made : "There is no one way to say (…) you just have to stay open or receptive so you can receive the messages as comin' from wherever they are comin' from." That's exactly what he means when he says that he is a "receiver" : "I just channel the energy and the rhythm."



An attitude that can't suit the record companies

Compared to the materialist attitude of nearly all the other rap artists who succeeded (Puff Daddy for instance has created perfume, champagne and a clothes company bearing his own real name: Sean Combs) the attitude of Imani who considers that things "just happen the way they have to happen" may seem rather odd. Imani and The Pharcyde are now out of this business and work only for their own independent label : Chapter one records. The way they work and see the world is just too far from the views of the profit making major record companies. Indeed you hardly can imagine Uncle Imani signing a contract with someone that is just a business man, that would just not suit him.

The first album of the band was released by Delicious vinyls but they soon moved to independent labels. Their second album, Labcabincalifornia, hit hard at music business with the song Devil music : "Every time I step to the microphone / I put my soul on two-inch reels that I don't even own." Twelve years later he explains: "We weren't running fast enough for the record companies. They have deadlines and that type of shit. It's like… man this is not what we're tryin' to do".


He sees the job of a rapper in a different way than any record owner will ever do : "We're trying to make our music and it's hard to package blood, sweat and tears and heart and souls", loving music with the strength of a Winston Churchill's speech. " You know what I mean, you can't just manufacture vibes". With less poetic inspirations, he concludes about music companies : "There are just too many sluts."


Discography: The Pharcyde : Bizarre Ride II the Pharcyde, 1992 ; Labcabincalifornia, 1995 ; Plain Rap, 2000 ; Humboldt Beginnings, 2004. Uncle Imani solo album should be released during the year under the name Blackstarrdust.
 
Première partie de l'interview, durée 10 min (la fin vaut le coup)

Deuxième partie durée 10 min

Par Antonin Sabot-Lechenet - Publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 23:25

Le petit prodige de la folk expérimentale

Angil and the Hiddentracks font dans la folk expérimentale. Une étiquette qui a du mal a contenir la diversité de la musique d'un des groupes les plus intéressants de la scène stéphanoise.



Il a l'air tout calme et modeste. Quand il marche dans la rue il y a fort à parier que Michaël, alias Angil, n'attire pas beaucoup l'attention. Et pourtant sur scène on n'a d'oreille que pour lui. Cela fait déjà longtemps qu'avec son groupe, The Hiddentracks, il fait preuve d'une grande inventivité musicale et qu'il montre la vitalité de la scène stéphanoise.

L'histoire commence il y a déjà 13 ans, il n'en avait que 14 à l'époque. Avec son cousin François, il monte un groupe influencé par le rock de Deus. Aujourd'hui la donne a un peu changé, Angil and The Hiddentracks font dans la folk, tendance expérimentale.

«L'idée de départ reste de faire une belle chanson» explique Angil, chanteur et guitariste, quant à sa manière de composer. Là c'est le côté folk qui parle, une guitare et une voix. Mais l'aspect parfois un peu facile de ce style est dépassé grâce aux Hiddentracks. Rassemblement quelque peu hétéroclite de treize musiciens intervenant au gré des concerts, et de leurs envies. Ils rajoutent la touche d'expérimentation et d'imprévu dans la musique qui fait que l'on ne s'ennuie jamais.

La prise de risque comme moteur de la création

C'est le côté amateur de jazz des membres du groupe qui s'exprime un peu par là. Même Flavien, aux platines, fonctionne sur un mode proche du jazz. Agissant telle «une petite fenêtre», il compose des samples en direct, en ajoutant une ambiance différente qui passe le temps de quelques mesures, «comme quelqu'on entend siffloter dans la rue».

C'est justement cela qui fait l'intérêt du groupe. Une cohésion qui permet de prendre des risques en improvisant. Le résultat paraît pourtant tout à fait organisé contrairement à d'autres styles dits «expérimentaux». On est pas perdu à l'écoute et l'on voit que les musiciens sont à l'aise ensemble. «Notre manière de répéter c'est de discuter de musique, d'ambiances et d'atmosphères» explique d'ailleurs Angil.

Sur album, les morceaux sont un plus travaillés, les transitions plus evidentes et efficaces . Mais là encore, l'idée de la contrainte comme source de création est de mise. Angil compose puis invite les différents musiciens du groupe en fonction des moyens techniques à sa disposition. Aucun ne sait très longtemps à l'avance ce qu'il va faire. Parfois ils jouent même à l'aveugle sans avoir entendu le morceau. Pour son prochain album, prévu pour la fin de l'année, la contrainte vient des plus grands de la littérature. Un album oulipien ou les textes sont écrits sans la lettre «e».

Angil and the Hiddentracks, albums disposnibles: Teaser for matter, chez Unique records, et album en collaboration avec Broadway: The John Venture, chez Facto records.

Illustrations issues de la pochette de l'album d'Angil "Teaser for: Matter" : Nathalie Damon-Lacoste.

Une chanson d'Angil "She said What you doing he said I am leaving"

Le site Myspace d'Angil avec de la musique à écouter

Par Antonin Sabot-Lechenet - Publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 12:05

Les Wampas en concert : ça déménage !

 Voici des photos d'un concert des Wampas à Saint-Etienne le 9 décembre. Ils ont joué après Marcel et son Orchestre et Dionysos, un sacré concert en résumé.

 Dider Wampas, chanteur et leader du groupe est carrément allumé lorsqu'il monte sur scène. En plus, il a un joli costume rose.

 Le guitariste.

 Les Wampas c'est du punk. On remarquera donc la belle guitare rose "Hello Kitty" de Didier Wampas... avec un seul micro (et donc un seul bouton) pour ne pas trop s'embêter.

 

 J'aime bien l'image ci-dessus, du deuxième giutariste, elle montre bien l'énergie que le groupe dépense sur scène. Les musiciens bougent dans tous les sens (sans parler du chanteur).

 Parceque "la seule chose qui lui ferait plaisir, ça serait de voir Chirac en prison" dit la chanson... "explicit lyrics" ou explicit mimique?

 On s'en bat les c....? Didier met son micro dans son pantalon et une jeune fille du public est désignée pour battre le rythme dessus.

 

Enfin, Didier s'installe au milieu de la foule pour se transformer, le temps d'une chanson, en papillon.

 

Pour poursuivre la découverte, voici le site officiel des Wampas.

Par Antonin Sabot-Lechenet - Publié dans : C pas d'la confiture, C d'la culture ! - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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